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mardi 20 octobre 2026

The story of Eugene Bullard. A true French hero. Un héros oublié de WWI: Eugene Bullard

 Avertissement

Ce qui suit est ma traduction (Blogger dispose d'un assez bon traducteur automatique que vous apercevez ci-dessus ; je n'en estime pas moins que, même si elle a fait des progrès considérables par rapport aux traducteurs automatiques d'antan, l'I.A. est encore limitée lorsqu'il s'agit de donner du corps à un texte) d'un article déniché en ligne et concernant une visite officielle aux USA de Charles de Gaulle, président de la République française. C'est l'histoire d'un héros méconnu. Je rappelle, en passant, que, le 1er décembre 1944, un massacre de tirailleurs français originaires du Sénégal a eu lieu dans la caserne militaire du camp de Thiaroye, lesdits tirailleurs ayant eu l'outrecuidance de réclamer un meilleur traitement face à ce qui ressemblait fort à une discrimination de la France envers ses ressortissants des colonies. Je rappelle encore que, le 8 mai 1945, jour de la capitulation de l'Allemagne nazie, la France se livrait à un massacre de masse en Algérie, dans les localités de Sétif, Guelma et Kherrata, le tout avant un massacre de plus grande ampleur à Madagascar (1947). 

Je rappelle, en passant, que de très nombreux "tirailleurs" furent embarqués par les troupes françaises dans les campagnes de "pacification", entendez les massacres et autres guerres coloniales menées - y compris sous l'autorité de De Gaulle - notamment en Afrique et en Indochine. N'oublions pas non plus que, de leur côté, moult insurgés algériens déportés en Nouvelle-Calédonie se portèrent candidats pour aider l'occupant français à écraser les révoltes canaques. 

Ses plus fervents admirateurs auront le plus grand mal à soutenir que De Gaulle n'ait pas été impliqué dans plus d'une barbouzardize française dans les colonies d'alors. Ne parlons même pas de l'installation et de la protection de tous ces dictateurs africains si dévoués à la France, ce qui donnera lieu à l'invention du néologisme "Françafrique".

Et puisque je rédige la présente notice au surlendemain de jacqueries urbaines survenues dans toute la France durant le week-end du 17 octobre 2026, comment ne pas évoquer aussi certain 17 octobre (1961), qui vit moult ressortissants algériens passer de vie à trépas dans la Seine, en plein Paris (voir liens plus bas) ?

Relecture en cours


"Les Français le considéraient comme un héros depuis 1917. Les Américains ne le reconnurent qu'en 1994."

Lors de sa visite aux États-Unis en avril 1960, le président français demanda au FBI de l'aider à retrouver un homme. Cet homme était un citoyen américain de soixante-quatre ans. Il avait reçu quinze décorations militaires françaises et, six mois plus tôt, lors d'une cérémonie à Paris, avait été fait chevalier de la Légion d'honneur, la plus haute distinction civile française. Le président lui-même lui avait remis la médaille et l'avait publiquement qualifié de « véritable héros français ». 

Le FBI retrouva l'homme en quelques jours. Il travaillait comme ascensoriste au Rockefeller Center à New York. Cet ascensoriste s'appelait Eugene Bullard. Né à Columbus, en Géorgie, en 1895, il était le fils d'un homme dont le père avait été esclave. Il avait fui Columbus à l'âge de onze ans, après avoir vu son père presque lynché par une foule de Blancs. Il passa les années suivantes à errer dans le Sud des États-Unis. À seize ans, il s'embarqua clandestinement à bord d'un cargo allemand à Norfolk, en Virginie. Il débarqua à Aberdeen, en Écosse. De là, il gagna Londres, où il apprit la boxe. En 1913, à dix-huit ans, il participait à des combats professionnels à Paris. 

Lorsque l'Allemagne envahit la France en août 1914, Bullard avait dix-neuf ans. N'ayant aucune obligation légale de combattre et ne possédant pas la nationalité française, il se rendit au bureau de recrutement le 19 octobre 1914 et s'engagea dans la Légion étrangère. Il passa les dix-huit mois suivants comme fantassin, participant à certains des combats les plus violents de la guerre : à la Somme, en Champagne et à Verdun. Il fut blessé à trois reprises. La troisième blessure, le 5 mars 1916, lui déchira la cuisse et lui laissa des séquelles permanentes à la jambe. Il avait vingt ans. Les médecins lui déconseillèrent de retourner dans l'infanterie. Il décida alors de devenir pilote.

Dans un café parisien, au printemps 1916, pendant sa convalescence, Bullard confia à trois amis américains blancs qu'il envisageait de rejoindre l'aviation française. Un habitant du Mississippi nommé Jeff Dickson rit. « Gene, dit Dickson, tu sais très bien qu'il n'y a pas de Noirs dans l'aviation. » Bullard répondit : « Si, justement. C'est pour ça que je veux m'y lancer. Il faut bien un premier à tout, et je serai le premier. » Dickson paria deux mille dollars qu'il n'y arriverait pas. Bullard accepta le pari. Il obtint son brevet de pilote le 5 mai 1917. Il gagna son pari. Il rejoignit le front en août 1917 et effectua une vingtaine de missions de combat au cours des trois mois suivants à bord d'un SPAD VII. 

Le fuselage était peint d'un cœur saignant transpercé d'un couteau et de la devise française « Tout le sang qui coule est rouge ». Lors de chaque vol de combat, il emportait un petit singe capucin nommé Jimmy sur le devant de sa veste de vol. La presse française commença à le surnommer « L'Hirondelle Noire ». Lorsque les États-Unis entrèrent en guerre en 1917, Bullard demanda immédiatement son transfert au sein de l'US Army Air Service. Sa demande fut rejetée. 

En 1917, l'US Army Air Service avait pour politique de ne pas recruter de pilotes noirs. Les autres pilotes américains de son unité, tous blancs et servant en France, furent transférés à l'US Air Service. Il fut le seul à ne pas l'être. Pendant les vingt années suivantes, il fut une figure incontournable de la vie nocturne parisienne de Montmartre, dans l'entre-deux-guerres. Propriétaire d'une boîte de nuit nommée L'Escadrille, il parlait couramment français, anglais et allemand. Hemingway, Fitzgerald et Langston Hughes y avaient leurs habitudes. Joséphine Baker s'y produisait. Louis Armstrong était un ami personnel. 

Lorsque l'Allemagne envahit la Pologne en 1939, Bullard avait quarante-quatre ans. Sa parfaite maîtrise de l'allemand et la fréquentation de sa boîte de nuit par les officiers allemands firent de lui un atout précieux pour la Résistance française. Il devint agent de renseignement, écoutant aux portes, dans son propre bar, les conversations d'officiers allemands qui ignoraient qu'il comprenait chaque mot. 

Lorsque la France tomba en juin 1940, des amis de la Résistance le firent passer clandestinement la frontière espagnole avant que la Gestapo ne puisse l'arrêter. Il revint aux États-Unis pour la première fois en vingt-huit ans. Il arriva à New York avec trente dollars en poche et une claudication permanente. Il ne fut pas accueilli en héros. Il retourna dans un pays qui ignorait tout de lui. Il travailla comme vendeur dans une parfumerie, puis comme agent de sécurité, avant d'atterrir comme ouvrier aux chantiers navals de Staten Island. 

À la fin des années 1940, il accepta l'emploi qu'il occupera pendant la majeure partie du reste de sa vie : ascensoriste au Rockefeller Center. Il portait l'uniforme d'ascensoriste le jour où un producteur de NBC descendit des studios situés à l'étage pour lui demander s'il était l'homme que Charles de Gaulle recherchait. Quelques semaines plus tard, NBC envoya une équipe de tournage l'interviewer dans le hall. Les studios où NBC produisait le Today Show se trouvaient aux étages supérieurs. 

Pendant près de dix ans, il avait actionné l'ascenseur qui transportait chaque matin les dirigeants de la chaîne jusqu'aux studios. Son travail était resté dans l'ombre. Il reprit son poste le lundi suivant. Il mourut d'un cancer de l'estomac le 12 octobre 1961, trois jours après son soixante-sixième anniversaire. Il fut inhumé au cimetière de Flushing, dans le Queens, dans le carré des anciens combattants français, vêtu de l'uniforme de la Légion étrangère. Son cercueil était recouvert du drapeau français. 

En 1994, trente-trois ans après sa mort, l'US Air Force le nomma officiellement, à titre posthume, sous-lieutenant. C'était la première promotion que l'armée américaine lui proposait. Il avait été le premier pilote de chasse noir de l'histoire américaine. Les Français le considéraient comme un héros depuis 1917. Les Américains ne le reconnurent qu'en 1994.

Source

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