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mercredi 12 février 2020

Réflexion sur la psychopathie islamophobe. Comme un air de delirium tremens


Reliques de Al Andalus

Subjugués par la beauté du lieu, les rois catholiques (Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon) en restèrent bouche bée et s'interdirent d'y toucher !






Vous savez quoi ? Plein de gens me tombent dessus depuis peu pour me demander mon avis sur l'affaire M. Et moi de m'étonner : l'affaire quoi ? 

La suite ressemble à peu près à ça:

- Quoi, tu n'es pas au courant de l'affaire Mila ?
- Quel Milla ? Roger Milla ?
- Non, mais tu plaisantes ? On ne parle que de ça partout !
- C'est quoi 'partout' ?
- Ben les réseaux sociaux !
- Tu parles des réseaux dits sociaux, que je visite (en tout cas mon compte Tw...) une fois par semaine, à peu près ! Ben non, j'ai vu passer des choses ici ou là, des gros titres à la télévision, mais en général, je zappe. Alors c'est quoi cette fameuse affaire Milla ?

Bien évidemment, comme je ne veux pas mourir idiot, je suis allé jeter un œil. Mais, avant de revenir sur l'affaire du siècle (pauvre France !), permettez-moi de vous signaler quelques pépites aperçues tantôt à la télévision (que je regarde, bien évidemment !), mais certainement pas celle qu'une certaine "intelligentsia" française regarde.

C'est ainsi que je suis tombé, l'autre jour (Mezzo, Mezzo HD, Stingray...), sur un opéra mis en musique par Puccini : Manon Lescaut, dans une somptueuse production du Liceu de Barcelone, qui nous avait déjà livré un prodigieux Roméo et Juliette sur une musique de... Gounod.

Et  moi de tancer mon inculture : Gounod a composé un Roméo et Juliette, et c'est seulement maintenant que tu l'apprends, pauvre illettré ! pauvre  analphabète ! Cerise sur le gâteau : une sublime Juliette répondant - ça ne s'invente pas ! - au prénom d'Aïda (A. Garifulina) !  

Mais j'ai aussi découvert une étonnante Rodelinda de Haendel, avec dans le rôle-titre une cantatrice noire aussi puissante (mais plus mince !) qu'une Jessye Norman et absolument inconnue au bataillon. 

Et que dire du ballet ? Ces dernières semaines, on a eu du ballet russe, en veux-tu, en voilà : Kirov (il paraît qu'il faut dire maintenant 'Marinsky' ; moi j'ai toujours dit "Kirov" !), Bolchoï, un ballet du Tatarstan, un autre ballet australien..., sans oublier l'info, notamment la toute dernière apparition télévisée de Edward Snowden sur RT (anglais), interrogé par Rafael Correa...

Et à cela s'ajoutent les dix heures quotidiennes passées devant mes ordinateurs. C'est vous dire si j'ai du temps à perdre avec la volaille qui fait l'opinion !

Mais bon, j'ai quand même survolé les media (cf. un medium, des media) et les sites sur Internet pour en savoir plus sur l'affaire du siècle ! Résultat des courses : parmi la bouillie de déclarations en tous genres intervenues sur les divers media, s'il ne fallait retenir qu'une intervention, ce sera celle de Ségolène Royal, la seule à avoir mis le doigt sur l'essentiel, là où les autres, tous les autres ou à peu près, en sont réduits au blablabli-blablabla habituel.

Vous savez quoi ? J'ai consacré naguère quelques articles à Ségolène Royal, tantôt pour lui taper dessus (cf. Royal vs. Falorni), mais aussi pour la soutenir face à la meute des aboyeurs et aboyeuses de tous bords (cf. La fascinante trajectoire d'une femelle Alpha).

Vous savez ce qu'est un(e) Alpha chez les animaux ? C'est le dominant, plus souvent, la dominante, à l'instar des loups, des éléphants, des baleines...

Et là, dans l'affaire "Mila", j'avoue que Royal m'a encore épaté. C'est simple : elle parle, et les autres se contentent de commenter ce que Royal a dit !

Pauvre Laurence Rossignol !

Du coup, je me suis fendu d'un nouveau tweet de félicitation à Ségolène Royal, pour la pertinence de son analyse.

Histoire de clouer le bec à tous les aboyeurs et aboyeuses du Landerneau politico-médiatique, reprenons les propos ultra-vulgaires et ultra-grossiers de l'autre poufiasse de 15 ou 16 ans, que j'ai entendue dans un extrait d'interview télévisée déclarer : "J'ai juste voulu blasphémer.".

Je suppose que quelqu'un l'a appelée, peu avant cette interview télévisée, pour lui glisser dans l'oreille : "Surtout, n'oublie pas de dire que tu voulais juste blasphémer". (1)
« L'islam est une religion de haine. Le Coran c'est de la merde […] Votre religion c'est de la merde, votre Dieu je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci au revoir. » 
Parce que l'autre poufiasse juvénile sait ce que c'est qu'un blasphème ?

Je poursuis mon raisonnement : reprenons les déclarations de cette gamine écervelée et très mal élevée, et retouchons-les un tantinet, dans le genre :

- ... mon doigt dans le c... du Président de la République !

Je vous laisse imaginer les aboiements dans le Landerneau... !

Tandis que là, avec le prophète des musulmans, il n'y aurait pas de problème. Voilà qui m'incite à avoir une petite pensée pour ces Gilets Jaunes traduits devant les tribunaux (pénaux) pour avoir osé investir telle mairie pour y décrocher l'un ou l'autre portrait du président de la République !

Tandis qu'avec le prophète des musulmans !

Alors, bien évidemment, on nous bassine avec les menaces de mort, et patati et patata. Parce que l'autre idiote ne savait pas où elle mettait les pieds ? Parce qu'elle n'a jamais entendu parler du Bataclan, de Charlie Hebdo ? Remarquez, compte tenu du temps qu'elle doit consacrer à se photographier le nombril et à poster les images sur Insta-machin et Face-chose, je conçois qu'elle n'ait pas été informée d'un certain nombre de déflagrations survenues ici et là.

Et puis, comme dirait un certain Thierry Ardisson, elle a connu son quart d'heure warholien. Je suppose que c'était le but de la manip. La voilà célèbre pour une petite dizaine de jours. Quant à la suite de ses études, étant donnés ses seize ans, soit la borne imposée pour l'instruction obligatoire et fort de ma petite expérience (20 ans et plus) auprès de cancres de tous acabits, je vais m'avancer un peu en pronostiquant que notre youtubeuse aura du mal à tenir jusqu'au BAC ! (2)

Mais j'étais parti pour parler de Ségolène Royal. Et qu'a-t-elle dit, qui a pu susciter l'ire des pharisiens et des pharisiennes du Landerneau politico-médiatique ?

L'évidence !

« Critiquer une religion, ça n’empêche pas d’avoir du respect. Ça n’empêche pas d’avoir de l’éducation, de la connaissance, d’être intelligent par rapport à ce qu’on dit... Une adolescente, qui est peut-être encore en crise d’adolescence, si elle avait dit la même chose sur son enseignant, sur ses parents, sur sa voisine, sur sa copine, qu’est-ce qu’on aurait dit ? On aurait tout simplement dit : “Un peu de respect” ».
 
Royal parle. Les autres en sont réduit(e)s à commenter ce que Royal a dit.

C'est précisément ce qui distingue les (mâles) femelles Alpha des autres individus.

Incorrigible Ségolène Royal !


(1) Il va bien falloir que, dans la série que je consacre à la Sémantique de la désinformation, je revienne incessamment sur ce concept de blasphème, auquel un paquet de gens ne comprennent visiblement pas grand chose ! Sachez, d'ores et déjà, que le "blasphème" n'a rien à faire dans la loi (d'un État laïc !!!), s'agissant d'un concept exclusivement religieux et à géométrie variable ! Par exemple : ce qui peut être blasphématoire chez les Catholiques (ex. contester la virginité structurelle de Marie) ne l'est pas forcément chez les Protestants (lesquels n'affublent jamais la mère de Jésus de l'épithète 'vierge').

(2) Et si je pouvais apporter à l'autre poufiasse juvénile quelque soutien scolaire, je commencerais par lui faire lire quelques articles sur l'histoire des Juifs d'Espagne, alors sous domination... Arabe.


الْحَمْرَاء - Al-Hamra, La Rouge


Petit supplément illustré

En souvenir du grand ramdam suscité par Ségolène Royal, vantant quelques-unes des réussites obtenues par la Révolution castriste à Cuba, là où la volaille qui prétend faire l'opinion ne voyait que violations des droits de l'Homme et atteintes aux libertés fondamentales, il se trouve que j'avais déjà évoqué, alors, le récit de ce cubain émigré aux Etats-Unis et recruté par la CIA pour répandre des fake-news sur son ex-pays, récit ayant donné lieu à la rédaction de mémoires (l'homme était vieux et malade). Dans le même ordre d'idées, on continue de découvrir des documents validant la thèse selon laquelle la mauvaise réputation de la "dictature" castriste aurait été largement basée sur de fausses informations entièrement fabriquées par la CIA.

Voyez l'ouvrage affiché ci-dessous, reprenant l'essentiel de documents "secret défense", désormais déclassifiés.


Texte de présentation par l'éditeur
Newly declassified CIA and U.S. Government documents are reproduced here for the first time, exposing a 40-year campaign by Washington to use psychological warfare and propaganda to destabilize Cuba and undermine its revolution.

The Cuban people have been the target for one of the largest psychological warfare campaigns ever waged by one country against another. This book details the U.S. psywar efforts, overt and covert, which have included rumor campaigns, posters, newspapers, books, comics, newsreels, leaflet drops, and radio and TV broadcasts from airplanes, blimps, boats, submarines, secluded islands and the U.S. mainland.

As a comprehensive record of the political, legal and strategic aspects of this four-decade long, multi-million dollar propaganda barrage, the book will serve as a valuable case study and reference for teachers and students of political science, Cold War history, media studies and international communication.

Hundreds of pages of previously secret documents are included in this unique and stunning contribution to the literature on U.S. foreign policy and anti-Castro covert operations.

“An excellent overview of the whole sad story of U.S. efforts to use radio broadcasting and now TV against the Castro government — efforts which are simply part of a deceitful and utterly counterproductive policy,” Wayne S. Smith, former US diplomat in Havana. 

Traduction

De nouveaux documents déclassifiés émanant de la CIA et du gouvernement des Etats-Unis sont reproduits ici pour la première fois, exposant une campagne de 40 ans menée par Washington aux fins de guerre psychologique et de propagande pour déstabiliser Cuba et saper sa révolution.

Le peuple cubain a été la cible d’une des plus grandes campagnes de guerre psychologique jamais menées par un pays contre un autre. Ce livre détaille les efforts américains en  matière de manipulation (psywar), ouverte et secrète, qui ont mis en oeuvre des campagnes de rumeurs (infondées), de l'affichage, des journaux, livres, bandes dessinées, bulletins d'informations, tracts, émissions de radio et de télévision à partir d’avions, de dirigeables, de bateaux, de sous-marins, d'îles isolées, voire du territoire etats-unien lui-même.


Se présentant comme un dossier complet concernant les aspects politiques, juridiques et stratégiques de ce barrage de propagande de plusieurs millions de dollars, durant quatre décennies, l'ouvrage constituera une précieuse étude de cas et de référence pour les enseignants et les étudiants en sciences politiques, en histoire de la guerre froide, et en étude des médias ainsi qu'en communication internationale.

Des centaines de pages de documents jusqu'alors tenus secrets sont inclus dans cette contribution unique et stupéfiante à la littérature sur la politique étrangère des États-Unis et ses opérations secrètes anti-castristes.

« Un excellent aperçu de toute la triste histoire des efforts des États-Unis pour utiliser la radio, et maintenant la télévision contre le gouvernement Castro — des efforts qui font simplement partie d’une politique dévoyée et tout à fait contre-productive », Wayne S. Smith, ancien diplomate américain à La Havane.


Editeur : Ocean Press (2002) - ISBN-10 : 1876175095 - ISBN-13 : 978-1876175092
 


Liens : 01 - 02  - 03 - 04 - 05 - 06 - 07 - 09

lundi 18 février 2019

Gilets jaunes, colère noire et volée de bois vert #12.1


Épisode 12/1. Chers Gilets Jaunes ! 


Citations (du même auteur) :
"Les gens disent que l’équipe nationale française est admirée par tous parce qu’elle est black-blanc-beur. En fait, l’équipe de France est aujourd’hui black-black-black, ce qui provoque des ricanements dans toute l’Europe." 
"Peut-être n'aurait-il (Dieudonné) pas eu besoin de cela pour jouer deux soirs de suite à guichets fermés devant une foule surexcitée, victime antillaise de l'esclavage, qui vit, aujourd'hui, de l'assistance de la métropole. Mais passons."

Au fait, vous savez quoi ? En ce dimanche 17 février 2019, une partie des rues du 13ème arrondissement de Paris étaient fermées à la circulation, pour cause de Nouvel An Chinois.

Quel rapport avec les Gilets Jaunes ? Aucun, du moins en apparence. Wait and see!

Pourquoi ne pas le dire ? J'ai toujours tenu le pseudo-philosophe Alain Finkielkraut, ce type au visage grimaçant et agité de tics, pour un pauvre type, mais ça n'a rien à voir avec ses tics !

Mais je tiens à rassurer tout le monde : aucune loi ne saurait m'interdire de traiter Finkielkraut de pauvre type, ni Bernard-Henri Lévy de criminel, dès lors que, dans un cas, il s'agit d'une appréciation toute personnelle et subjective relevant de la plus stricte liberté d'expression, tandis que, dans l'autre cas, l'état actuel de délabrement de la Libye, dont la destruction a été sciemment planifiée par un gang de criminels en partie animé par l'autre pseudo-philosophe de Lévy, ne saurait être contesté.

Je vous dois une confidence (profitez-en, il n'y en aura pas tant que ça sur ce blog) : les Juifs constituent une... je dirais communauté, faute de mieux, mais aussi plus généralement une culture (car il n'y a pas que la religion ; prenez, par exemple, le blues du shtetl, la musique klezmer, que j'ai déjà évoquée ici...) que je connais un peu. Disons que j'apprends l'hébreu, à  l'aide d'une méthode de ma conception, très efficace avec toutes les langues à alphabet, et même avec les hiragana et katakana japonais ! Et puis, je connais un peu de monde en Israël, qui me refile des infos de première main qu'on ne trouve pas toujours dans le journal.

Mais auparavant, il y a eu mon père, qui lisait la Torah, dans le texte - d'où ma propension à vouloir faire aussi bien que lui -, chose que peu de Juifs (français) de mon entourage maîtrisent ; ne parlons même pas de la connaissance des textes dits sacrés, bien de mes camarades (les sépharades, il est vrai, bien moins que les ashkénazes) étant totalement illettrés en la matière, comme s'il fallait être musulman pour lire le Coran, ou bouddhiste pour connaître le Palikanon

Toujours est-il que je connais assez cette "communauté" pour l'avoir fréquentée de l'intérieur : soit durant plus de vingt ans comme professeur particulier, en réservant les dimanches aux petits 'Feujs', ceux qui font Shabbat le samedi. Et là, je suis allé partout, à Strasbourg d'abord, à Paris et région ensuite.

Je vous ai déjà raconté (sur ce blog) comment les Juifs des beaux quartiers de l'Ouest parisien mangeaient plus souvent hallal que casher - et là, j'attends que quelqu'un ose démentir ! -, je veux parler de ceux qui ont la chance d'avoir une cuisinière/gouvernante maghrébine (musulmane). Parce qu'en vingt ans et plus, des cuisinières/gouvernantes juives, je n'en ai pas vue une seule. Et la ménagère musulmane achète son lait, sa viande... là où elle se fournit elle-même, chez le boucher/épicier arabe... Aujourd'hui, la plus grande partie des familles doivent se contenter de soubrettes d'Afrique noire ou des Philippines qui ne connaissent rien au casherout et autres prescriptions du Beth Din !

Par ailleurs, j'ai pu vérifier que (tout le monde n'ayant pas une bonne à tout faire à la maison) les femmes sépharades étaient de bien meilleures cuisinières que leurs consoeurs ashkénazes, souvent plus embourgeoisées (ingénieures, avocates à la Cour, médecins...), en tout cas, moins disponibles pour la gestion de la popote, d'où un recours plus fréquent aux traiteurs.

Mais à côté de ça, je vous raconterai peut-être, un jour, ma rencontre avec la sémillante... on l'appellera Bärbel, diminutif (germanique) de Barbara. En fait, elle avait un prénom biblique (genre Eva, Sarah, Rebecca... par ordre d'apparition dans le Premier Livre de Moïse/La Genèse). Et, de surcroît, elle avait aussi un patronyme biblique (genre Abraham, Salomon...). Vous voyez le genre ? 

Et moi qui ne percute pas du tout ! Imaginez une fille qui s'appellerait Rebecca Abraham ! Jusqu'au jour où, visiblement étonnée de mon apparente indifférence, elle me fait cette confidence : "Weiß (weiss) du was? Ich bin eine Jüdin.". Tu sais quoi ? Je suis juive.

La suite une autre fois. Mais peut-être devrais-je plutôt vous raconter ma rencontre avec une autre juive : imaginez la jeune Romy Schneider, façon Sissi, mais en brune, avec des yeux d'un bleu intense. Celle-là n'était juive qu'à moitié, de père protestant et de mère ashkénaze de Russie.

Deux "fiancées" juives, donc, à quelques années d'intervalle, et que j'ai perdues de vue pour plein de raisons, dont une réelle allergie pour le mariage, surtout après que le sosie de Romy m'ait [n.b. les puristes vont me dire qu'après que est suivi de l'indicatif et non du subjonctif, mais je m'en fous : au diable l'indicatif ! Non mais !] entraîné vers cette grande ville de province pour me présenter à ses parents : un médecin-chef à l'hôpital public de la ville et une chirurgienne-dentiste. Le problème est que le courant n'est jamais passé avec la mère, qui a consacré tout un après-midi (un samedi) à téléphoner aux quatre coins du monde pour se répandre en lamentations. Un attentat anti-israélien avait eu lieu quelque part en Palestine occupée, d'où les larmes (de crocodile) de ma quasi-belle-mère qui se demandait "ce qu'on leur avait fait pour qu'ils nous détestent autant !". Au bout de quelques heures de ce concert lacrymal, je tire ma copine par le bras et lui demande combien de temps sa chère génitrice allait pouvoir tenir comme ça. Elle s'est contentée de lever les yeux au ciel... 

Deux "fiancées" juives (ashkénazes), donc, mais il aurait bien pu y avoir une troisième (sépharade) si je n'avais pas déjà été en quasi-couple avec le sosie de Romy. Habitant Schiltigheim, dans la banlieue de Strasbourg, j'ai fini par réaliser que le restaurant universitaire le plus proche de mon domicile était logé dans une résidence baptisée 'Laure Weil' et hébergeant uniquement des jeunes filles, dont un contingent de ressortissantes marocaines, toutes juives. Et je dois vous avouer qu'il y avait, parmi elles, des bombes de chez Bombe, ou canons de chez Canon ! Aussi ai-je mangé casher, tous les dimanches, durant quelques années. Mais ma petite copine n'en a jamais rien su ; je crois qu'elle ne serait plus jamais rentrée chez ses parents les week-ends, si elle avait su en compagnie de qui je déjeunais, le dimanche.

Dernière petite confidence : j'avais à l'époque un bon ami dont le patronyme commençait par 'Rosen' (feld, krantz, blum, stein, stiehl...), ce qui me faisait le prononcer à l'allemande : 'ROsen...' et avait le don de l'agacer : "Non mais arrête de m'appeler 'ROsen...', jusqu'au jour où je lui ai demandé comme ça : "Dis-moi, depuis quand les hébreux portent-ils des noms allemands ?". Et j'ai continué de l'appeler "ROsen...". Mais je me souviens surtout de son fou-rire le jour où, le croisant dans la rue, je m'approche de lui, lui tends la main, pour me dérober aussitôt, en le regardant méchamment, tout en lui déclarant : 
"Ah non, je ne te sers pas la main ! Tu sais bien que je n'aime pas les Juifs, que je préfère les Juives !".
Il était plié en deux, de rire !

En Afrique, on appelle ça des blagues rituelles, généralement systématisées entre certaines ethnies qui, autrefois, se faisaient la guerre et ont troqué les sagaies contre de l'humour plus ou moins grinçant. Par exemple, en Côte d'Ivoire, Dan et Gouro sont cousins, tout en ayant eu des relations assez tendues au cours de l'histoire. Ce qui fait que, quand un Dan croise un Gouro, ils se livrent généralement à une joute verbale et vous risquez d'entendre quelque chose qui ressemble à une altercation comme celle-ci :
- Non, mais, regardez-moi ce sale Dan ! 
- Allez, va te faire voir, sale Gouro !  
- Viens donc par ici, que je t'écrase la tête ! 
- C'est que je ne vais en faire qu'une bouchée de cet idiot de Gouro !
Et l'instant d'après, le public médusé voit les deux protagonistes tomber dans les bras l'un de l'autre en riant aux éclats !

Je suis tombé plus d'une fois dans les bras de Rosen-machin, de Strasbourg. Non mais, entre nous, vous me voyez tomber dans les bras de cet enfoiré de Finkielkraut ?

Le fait est que des gens comme Finkielkraut, je les connais par cœur pour en avoir croisé un paquet d'échantillons. 

Il se trouve que, dans la "communauté", il y a pas mal d'états d'âme en ce moment, surtout depuis que l'Internet - et la télévision mondialisée - ont permis à tout un chacun de se faire une idée de la réalité du supplice enduré actuellement par les Palestiniens.

Il s'ensuit trois types de comportements : 
  • celui des courageux, notamment en Israël même (pensons à feu Uri Avnery ou à Avraham Burg), qui dénoncent, condamnent, accusent le gouvernement de leur propre pays, n'hésitant pas à passer pour des traîtres aux yeux d'un deuxième groupe ; 
  • celui de ceux qui soutiennent sans sourciller la politique du Likoud et de ses affidés. 
  • et entre ces deux groupes, vous avez un ventre mou fait de planqués, de tartuffes et de faux-culs qui éviteront systématiquement de s'exprimer publiquement sur la question, n'hésitant pourtant pas à tomber le masque chaque fois qu'il s'agira d'apposer sa signature sur une pétition appelant à la lutte contre l'anti-machin-truc-tisme !
Et quand on entre dans les familles, ce sont généralement les enfants qui vous mettent au parfum, en répétant mécaniquement des arguments entendus lors des discussions à table. Sinon, en général, c'est "motus et bouche cousue".

Et c'est là qu'on réalise que des Juifs, y compris estampillés "gauche toute", soutiennent en catimini la politique de la droite néofasciste israélienne !

Juste pour rire : avez-vous jamais entendu ou lu une seule interview de Robert et/ou Elisabeth Badinter, ou des époux Klarsfeld, parmi d'autres, sur la question palestinienne ?

Je ne suis même pas sûr que ces braves gens sachent que la Palestine existe ! Mais on va me rétorquer, sans doute, que ces braves gens ne passent pas assez souvent dans les média !

Je sens que vous allez finir par me croire quand je vous dis que je connais la "communauté" par cœur !

Par parenthèse, j'ai retrouvé la trace de ma première "fiancée" juive allemande : elle a un grand garçon et n'a pas changé de nom ; mère célibataire ou divorcée ?  


Memento, petit retour en arrière : ce qui suit ne vous rappelle rien ?

Avril 2016
Source

Il paraît que Finkielkraut habite désormais du côté de Montparnasse, à Paris. 

Et en 2016, il habitait place de la République ? Parce qu'on l'avait déjà aperçu tentant de se mêler aux manifestants de l'opération Nuit debout. Et, bien évidemment, tout le Landerneau politico-médiatique s'était enflammé !

L'autre samedi, rebelote : Et moi de penser : ce type a un problème, mais quel enfoiré ! 
"Sale sioniste de merde !", "dégage", "nique ta mère", peut-on entendre certains manifestants hurler sur une vidéo diffusée par le site Yahoo Actualités. "Espèce de raciste, t'es un haineux, tu vas mourir, tu vas aller en enfer, espèce de sioniste", lui lance un homme qui s'attarde. "Il est venu exprès pour nous provoquer", estime un autre. (source)
Une provocation délibérée, à l'instar de ce qui s'était déjà produit place de la République trois ans plus tôt. Et, compte tenu de l'abondance de caméras sur place, le provocateur savait qu'il ne risquait pas grand chose. En français, on dit "cousu de fil blanc", ou encore que "la ficelle était un peu grosse".  







"Alain F. insulté en pleine rue, avec au cœur des injures ses prises de position sur Israël."
Et quand il est pris à partie, je dirais 'intuitu personae', soit en le mettant en cause, lui, et personne d'autre en l'occurrence, que fait le cuistre Finkielkraut ? Il ment effrontément.
"À travers moi, ceux qu'ils visaient, ce sont les Juifs en tant que sionistes, c'est-à-dire du fait de leur souci d'Israël."
Nous aurons appris à cette occasion que "sioniste" signifie "être juif + avoir du souci pour Israël" !

Quelle imposture ! 

Citation :
La Promesse de la Terre, selon les rabbins, doit s’accomplir par le Messie, miraculeusement et surnaturellement, sans armes et sans guerre, avec l’accord de toutes les nations intéressées. E Levyne (source)

Le sionisme et le judaïsme sont diamétralement opposés
Libérez la Palestine

Comme preuve que, décidément, certains soi-disant intellectuels, philosophes, voire rabbins (cf. cette pauvre Delphine Horvilleur qui a dû lire la Torah de travers !) ne sont que des cuistres même pas conscients du pouvoir dévastateur que l'Internet apporte à la lutte contre les fake news !

Vous savez quoi ? Alain Finkielkraut (et il n'est pas le seul dans ce cas) me fait furieusement penser à cette chirurgienne-dentiste qui, si je n'avais pas été allergique à toute idée de mariage ainsi qu'aux faux jetons, aurait bien pu devenir ma belle-mère  : ce cynisme, cette mauvaise foi, ce génie de toujours chercher à se faire plaindre, le tout dans le plus parfait mépris pour la souffrance d'autrui et moyennant un aplomb à toute épreuve, comme un air de déjà-vu ! 

Et, en la matière, comment ne pas citer cet autre maître en cynisme :
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"Impunité médiatique dont jouissaient les GJ"... 





Si j'avais traversé, je me serais fait casser la gueule... Mais traverser pour quoi faire ? Je croyais qu'il rentrait tranquillement chez lui !

Malheureusement, ce n'est pas la première fois que ça m'arrive. Ça pour un aveu !

Cette démocratie directe débouche très vite sur le totalitarisme. Voilà qui a le mérite d'être clair : les insultes n'étaient qu'un prétexte, le but de la manip étant de vilipender les véléités de démocratie (démocratie directe étant un pléonasme !) de ces ploucs de Gilets Jaunes qui prétendent reprendre le pouvoir qui leur est dû = qui est dû au Peuple !


Ce ne sont pas les politiques d'En Marche qui sont arrogants, mais les représentants des gilets jaunes.
Voilà une phrase qui mériterait d'être répétée et encadrée : on croyait que notre imposteur en voulait à ceux qui l'ont copieusement insulté ; en fait, ses cibles sont ailleurs, du côté des représentants des GJ !

Vous avez compris que la consigne, désormais, c'était de dénigrer et dézinguer avant tout les têtes chercheuses des GJ, pas les casseurs, pas les incendiaires, pas les boxeurs ? 

Mais ça, c'était à prévoir, non ?

Comme une panique généralisée devant une vague jaune qui avance irrémédiablement, et une tentative désespérée de détourner l'attention du grand public de certaines réalités du monde, et comme preuve que des cuistres comme Finkielkraut perdent leur temps, tant il est vrai que l'information circule désormais librement et quasiment partout !

Quand même, chers Gilets Jaunes, ne me dites pas que vous êtes devenus naïfs ! Et puis, je vous avais prévenus ! 
Comme preuve que les GJ tiennent le bon bout et ont sérieusement déstabilisé le Landerneau politico-médiatique. Et comme j'imagine que nos G.J. ne sont pas naïfs ni stupides, je suppose qu'ils s'attendent à d'autres coups fourrés ou tordus, histoire de les affaiblir à tout prix et par tous les moyens, voire de discréditer les animateurs les plus fragiles (cf. la provocation, à l'exemple de Matterazzi, qui réussit à faire sortir Zidane de ses gonds dans une finale de coupe du monde !) du mouvement. (source)

Oui, je sais, j'ai entamé ce "papier" en évoquant le Nouvel An Chinois : tous les ans, désormais, au deuxième ou troisième dimanche de février, les avenues du 13ème arrondissement parisien sont fermées aux automobiles pour héberger le deuxième plus important défilé parisien après celui (militaire) du 14 juillet sur les Champs-Elysées.




Le fait est que, contrairement aux Juifs, qu'on dit influents (!), mais dont la culture s'étiole irrémédiablement, la petite communauté asiatique (by the way, combien d'élus asiatiques au parlement, ou de ministres asiatiques au gouvernement ?)  aura réussi a s'implanter dans le coeur des gens, et pas que sur le plan culinaire. Il suffit, pour s'en convaincre, d'observer la foule bigarrée et cosmopolite qui se presse tous les ans aux abords du défilé parisien et de plein d'autres défilés dans toute la France.

Ce qui m'amène à poser cette question toute bête aux têtes pensantes du judaïsme français : à quoi servez-vous au fond,  messieurs-dames, si, au final, et malgré toutes les agitations politico-médiatiques censées vous profiter, votre trace dans le paysage culturel de votre pays se réduit comme peau de chagrin, obnubilés que vous êtes par une seule chose : Israël, encore et toujours ? (1) 

À titre d'exemple, et juste pour rire, demandez donc à de jeunes Juifs (je l'ai fait moult fois !) de vous citer le nom d'un seul musicien klezmer ! Et puisque monsieur Finkielkraut (2) et d'autres ont leurs entrées presque automatiques à la télévision, vous souvenez-vous d'avoir vu un seul concert de musique klezmer à la télévision française ?

Des leaders influents, paraît-il, mais qui ne servent à rien, sauf à faire de la propagande au profit d'un pays étranger !

Tiens, voilà autre chose : Bernard-Henri Lévy parlait de nazillons dans son tweet évoqué plus haut.

La preuve par l'image !




Lectures :  01 - 02 - 03 - 04 - 05 - 0607 -  08 - 09 - 1011 (comme un air de clarinette 'klezmer')


(1) Vous voulez une preuve de la disparition progressive et inexorable du judaïsme du paysage du fait de l'incompétence et de la stupidité de ses propres dirigeants et animateurs ? Prenez le soi-disant CRIF, ce club du 3ème voire du 4ème âge : CRIF pour "Conseil Représentatif" de quoi déjà..., des Institutions de France ? Il manque une lettre, non ? Comme si ces gens avaient honte de se dire JUIFS, avec un 'J' ! (Mort de rire !).

(2) Re-mort de rire, en pensant à la sollicitude des grands média et de tout ce que la France compte de tartuffes et de faux-culs pour ce pauvre type de Finkielkraut, lequel a dit, un jour, à propos de l'équipe de France de football..., puis, un autre jour, à propos des Antillais...
Alain Finkielkraut, intellectuel français a réalisé une interview polémique au quotidien israélien Haaretz. Dont celles-ci : "Les gens disent que l’équipe nationale française est admirée par tous parce qu’elle est black-blanc-beur. En fait, l’équipe de France est aujourd’hui black-black-black, ce qui provoque des ricanements dans toute l’Europe." Le 12 décembre les tribunaux déclarent que la plainte de l’Association Fils d’Africains déposée contre Finkielkraut a été refusée. (source) (source)
Commentant l'agression physique dont l'humoriste Dieudonné avait été victime, le 1er mars, lors de sa tournée en Martinique, Alain Finkielkraut en a d'abord condamné les auteurs. "Je dis que ces jeunes excités (...) font la com de Dieudonné." Puis il a ajouté : "Peut-être n'aurait-il pas eu besoin de cela pour jouer deux soirs de suite à guichets fermés devant une foule surexcitée, victime antillaise de l'esclavage, qui vit, aujourd'hui, de l'assistance de la métropole. Mais passons." Ces déclarations ont déclenché sur RCJ et sur des sites Internet une bordée de mails, de coups de téléphone et de courriers d'auditeurs indignés. (source)

Autant dire que ceux qui l'ont agressé (verbalement) l'autre soir ont de la mémoire  : ce pseudo-philosophe a bien proféré des paroles racistes sur l'équipe de France de football dans un quotidien israélien, et d'autres paroles tout aussi racistes auprès d'une radio communautaire (!), le tout sans jamais susciter ne serait-ce que le tiers du quart d'une enquête préliminaire diligentée par le parquet. Conséquence logique : le ban et l'arrière-ban de la tartuferie française va manifester tantôt pour soutenir ce guignol raciste. Pauvre France ! 


Petit supplément illustré : masque Dan et poulie Gouro (Côte d'Ivoire) ayant appartenu à la collection de Rudolf et Leonore Blum, Christie's, 2014.