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mardi 30 septembre 2025

Où il est question du philologue Raphaël Enthoven. 1ère parution : 30.09.2025.

Avertissement : Ce texte a fait l'objet d'un étrange "bug" dès lors que l'"uploading" (le téléchargement vers l'hébergeur Twitter) s'est trouvé brusquement interrompu, tronquant le texte d'une bonne partie de son contenu. Il se trouve que chat échaudé craignant l'eau froide et ayant déjà fait l'objet de moult censures, j'avais pris la précaution de conserver un double de tous mes textes, notamment les plus longs.

Comme vous allez pouvoir le vérifier, le texte a été communiqué à toute une flopée de destinataires, et je persiste à mettre quiconque au défi d'invalider un seul de mes propos ou une seule de mes assertions, à commencer par l'appartenance du patronyme HITLER à la sphère linguistique YIDDISH.

Fin de l'avertissement


On se re-tweete. Raphaël Enthoven est un de ces quidams représentatifs d'une certaine intelligentsia française. Je veux parler d'une intelligentsia purement médiatique. Le Collège de France compte (à compté) des cerveaux, dont la plupart sont inconnus du grand public.

1/2. Cher  Enthoven R., on dit "Game Over !"? Sur des milliards de smartphones à travers le monde, l'Humanité voit désormais TOUT. Et en Français, on dit que "Ça se passe de commentaires". Votre prose, c'est juste pour atténuer votre névrose ? Je suis psy et comme je vous plains !

2/2. Cher Enthoven R., vous comprenez pourquoi j'écris "Game Over !"? Hit(t)ler est un patronyme YIDDISH ! Je vous mets AU DÉFI de dénicher un Docteur ÈS Yiddish pour oser venir me démentir. Vous et autres consorts mentez comme vous respirez, mais c'est bientôt fini, camarade !

N.B. Du Collège de France, je citerai l'immense Françoise Héritier (1933-1998) - anthropologue d'un tout autre calibre que la minable @FBBlackler -, ethnologue, militante féministe, 2ème femme, après Jacqueline de Romilly, à être admise au titre de professeur au C. d. F.
 
Et que dire de la devancière de F. Héritier (qui avait succédé à Claude Lévi-Strauss) : J. de Romilly, illustre helléniste, que je revois à la télévision (l'ancêtre de France 5), déjà aveugle, et pourtant, présentant sans consulter la moindre note (et pour cause !) "Alcibiade" ?
 
Ce matin du 07.09.2025, ARTEfr rediffusait un épisode ("Le 1er mai) de cette formidable émission présentée par un actuel prof au Collège de France : le brillantissime Patrick Boucheron (lui aussi sans notes !). Retrouvez-le en podcast ici >

 

On résume ? Enthoven Raphaël est un citoyen français obsédé (et il n'est pas le seul) par la volonté de minimiser les crimes israéliens en Palestine, en adoptant la technique classique des escrocs, consistant à isoler les faits. C'est ainsi que notre escroc n'osera jamais écrire que les troupes d'occupation israéliennes en Palestine n'aient pas détruit le moindre immeuble d'habitation, la moindre mosquée, église, le moindre hôpital, ni tué le moindre enfant, rasé le moindre verger, bouché le moindre point d'eau douce. Pour soulager sa profonde (1) névrose, il prend la photo d'un quidam, en hurlant : "Mais c'est un terroriste !".  

Et quand bien même l'une ou l'autre victime palestinienne de l'occupant israélien aurait eu des velléités militantes, voire violentes : le Droit à la légitime défense figure en bonne place dans la Charte des Nations Unies et il est indéniable que les  colons israéliens ont été capturés sur un territoire autrefois attribué par l'ONU à la partie palestinienne. Enthoven et consorts n'oseront jamais démentir qu'il existe une carte établie en 1947. 

Par ailleurs, tout le monde aura compris que nos mauvais hérauts de la cause génocidaire considèrent que les Manouchian, De Gaulle, Leclerc, Vercors, Colonel Rol-Tanguy et autre Leclerc de Hautecloque étaient des terroristes. J'imagine que les élèves sieur Enthoven auront bientôt quelques questions à lui poser sur le concept de "tueurs armés d'une carte de presse".

J'observe, en passant, qu'Enthoven Raphaël ne semble pas au courant de ce qui se passe en Israël depuis des lustres, avec ces papiers dans Haaretz, ces mouvements de pacifistes juste et y compris au sein des vétérans de l'armée. Pauvre Raphaël Enthoven, à qui je tiens à signaler que la névrose est un des moteurs les plus virulents du suicide.

Citation 

https://www.btselem.org/

Depuis près de deux ans, Israël commet un génocide à Gaza, agissant de manière systématique et délibérée pour y détruire la société palestinienne par des massacres, en causant de graves dommages corporels et mentaux et en créant des conditions catastrophiques qui l'empêchent de continuer à exister à Gaza. Israël encourage ouvertement le nettoyage ethnique et la destruction des infrastructures nécessaires à la vie des individus et du groupe, avec deux millions de personnes affamées, déplacées, bombardées et laissées à l'abandon par le monde. Ce génocide doit être stoppé.


N.B. Le texte que vous êtes en train de consulter ne devrait s'afficher qu'imparfaitement sur votre écran, après avoir été tronqué au moment même où je le postais (vérification que vous n'êtes pas un robot suivi de blocage). Va falloir réparer tout ça mais ON NE ME CENSURE PAS !

.. tout le monde aura compris qu'un compte de moins de 150 abonnés peut être surveillé comme le lait sur le feu par la censure, et ce, dans la demi-seconde où un texte est posté. Pourquoi je n'ai pas encore posté le reste du texte ? Parce que j'ai autre chose à faire ! 

 
PS1/4. Mais je n'en ai pas fini avec certains quidams, notamment allemands : les , et autre , qui font mine d'ignorer qu'Hitler soit un patronyme yiddish, ni que Mengele quittât Auschwitz en compagnie de son grand amour : une JUIVE !
 
PS2/4. Autres destinataires, dont certains ont déjà tâté de ma prose. J'attends les démentis.
 
PS3/4. Je suis en train de (re)lire Sebastian Haffner et quelques autres "pointures", grands spécialistes d'Hitler. Il n'y en a pas un(e) seul(e) pour évoquer l'origine yiddish du patronyme, chose que j'ai découverte (par déduction) en 2ème année de Fac !
 
PS4/4. S'il fallait une preuve, et une seule, du naufrage moral de ceux que je (fils d'un pasteur hébraïsant) nomme #Moechtegernjuden, ce devrait être le mésusage de termes comme "Holocauste" (un sacrifice à la gloire de Dieu !) et "Shoah" (une catastrophe... NATURELLE !).
  
PS5. Must Read!!!! "Nieder mit dem Wort 'Shoah'!" von Henri Meschonnic, Universitätsdozent und Übersetzer der Bibel. lemonde.fr/idees/article/ Hitlers Verbrechen = Ein (heiliger) Holocaust!?!? Totgelacht!!!!!
 
PS6. Plein de gens ne vous croient pas quand vous leur dites n'avoir rien à fiche d'avoir des cohortes de followers. Le fait est que, grâce à Twitter, je puis m'adresser directement à plein de monde. Voyez les adresses plus haut. J'ai mis du temps avant de franchir le pas (2019).
 
PS7. 23 Mai 2020. Je tombe sur un article du Lancet sur l'HCQ, que je trouve archi-foireux. Via mon mini-compte Twitter, j'écris 1, 2, 3 fois au Lancet pour leur passer un savon. Je dois avoir été le tout premier quidam à avoir réagi à ce foutu papier. La preuve par Google... 
 
PS8(a). C'était notre rubrique : "Du bon usage des études supérieures". On résume ? Ces quidams ayant décroché tantôt un CAPES ou une Agrégation de Philo... ne sont pour moi que des philo-logues. La "Sophia", c'est du côté des Scientifiques qu'il faut la chercher !
 
PS8(b). On me demande de citer qq vrais philo-sophes. Au hasard : Pascal, Descartes, les Ibn (Khaldoun, Battuta)... Il se trouve que je viens d'acquérir l’œuvre intégral de celui que je tiens pour le plus grand philosophe occidental. Un pur génie. Autoportrait (Paris, 1814).
 

Lectures utiles

x.com/ossamaneh/stat x.com/ossamaneh/stat x.com/ossamaneh/stat x.com/ossamaneh/stat

 
 
https://x.com/ossamaneh/status/1829098370230591639

Memento01. Un jour, une blondinette ashkénaze me jette un tonitruant "Ach Quatsch!", après que je me suis étonné que personne dans sa parentèle (juive à 99,99% sur N générations) n'ait eu à souffrir d'Hitle

PS. Une blondinette allemande me dit un jour, en me regardant droit dans les yeux : "Surtout, ne crois pas tout ce qu'on raconte dans les livres et les journaux !". J'ai mis du temps à m'en remettre. Ça avait commencé comme ça : "Weißt du was? Ich bin eine Jüdin." Tu sais quoi ?... J'écarquille les yeux : Quoi, toi, juive ! Et puis quoi encore ?  Il paraît que Marilyn Monroe avait des ascendants juifs. Mais c'était une fausse blonde. Ma copine, plus blonde qu'elle, tu meurs. J'avais dans les 20 ans et n'imaginais pas une seconde qu'une Juive puisse être blonde. La suite ? Née en Allemagne de 2 parents juifs nés en Allemagne de 4 parents juifs nés en Allemagne de 8 parents juifs... Moi : "Mais qu'est-ce que tu racontes ? Et sous Hitler ?" Elle : "Quoi sous "Hitler ?" Moi : "M'enfin, les camps, les déportations, tout ça !"

Et c'est là que j'ai eu droit à un tonitruant "Ach, Quatsch!" Foutaises ! Vous comprendrez mieux, peut-être, pourquoi je me méfie désormais comme de la peste des #Moechtegernjuden et de leurs balivernes. Encore un peu de lecture ?

Memento02a. Petite leçon de sémantique allemande à l'attention des gogos, allemands ou non : quand c'est grand, c'est Halle (Hallenbad, Stadthalle, Sporthalle...). Kammer, ça veut dire "petit", cf. die Kammermusik (Vivaldi, Albinoni, Tartini, La Petite Musique de Nuit de Mozart.

Memento02b. August Hirt fait venir de la quarantaine d'Auschwitz 86 (89 ?) déportés qu'il va exécuter dans une "Gaskammer" à l'hydroxyde de cyanure (proche du Zyklon B), et ce, en trois temps. Voilà qui nous renseigne sur la taille des c.à.g. à l'HCN.

(*) ... en trois groupes, soit une trentaine de suppliciés à la fois. J'invite les profs d'histoire à cesser d'emmener les collégiens et lycéens visiter Auschwitz. Le Struthof-Natzweiler se trouve dans les Vosges alsaciennes. Un camp N.N. (pire qu'Auschwitz), EN FRANCE !

NB. Cerné de gamins, dont certains s'abrutissent sur leur smartphone, quand ce n'est pas avec la Playstation, je les houspille : "Mais apprenez donc à vous servir d'un moteur de recherche !". N.N. veut dire Nacht und Nebel, les camps (pas Auschwitz !) dont on ne revenait JAMAIS ! 

Hum ! Hum !  To the English speakers: "The French exclamation "Dame!" is an old-fashioned interjection used to express surprise, annoyance, or emphasis, similar to "Goodness!" or "My word!" in English." (Thank you, Grok! )
 
Note des renseignements généraux : "Ne serait que l'instrument de puissances supérieures." (Dame ! Minable putschiste en 1924, chancelier moins de 10 ans plus tard ! Ça pour un piston !!!) "N'est pas un imbécile mais est un très adroit démagogue. Aurait Ludendorff derrière lui." 
 
PS9a. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est consacré dans la Charte des Nations unies de 1945 aux articles 1, § 2 et 55. En particulier, l’article 1, § 2 de la Charte. Problème : En 1947, cette même ONU s'est essuyé les pieds sur ses propres dogmes et principes.
 
PS9b. Quand l'ONU viole sa propre charte ! 1947. Une ONU de 45 membres, dominée par les puissances coloniales de l'époque, dépèce la Palestine historique en se fichant comme d'une guigne de l'avis des Palestiniens. "Nul et non avenu", enseigne-t-on aux étudiants en Droit !
 
PS9c. Il se dit que Harvard héberge une célèbre FAC de Droit !?  Amis de Harvard et d'ailleurs, dites à votre balourd de POTUS si bavard que la résolution ONU_181 peut être déclarée nulle et non avenue à tout moment, pour peu qu'il se trouve une majorité de "cojones" à l'ONU.
 
Pour être bavard, le Donald est bavard ! A-t-on jamais vu un chef d'État sombrer à ce point dans l'énurésie verbale ? Et quand on parle trop, ça donne ça > 
https://x.com/CNBC/status/1965062068974874930
 
PS9d. Un dernier message (il n'y en aura pas d'autre) à l'attention de
@RimaHas : chère Rima, bavarde moins et travaille plus !!!! Mobilise l'écrasante majorité des États non présents à l'ONU en 1947. Seule une révocation de la Rés. n°181 peut mettre fin au suprémacisme sioniste.
 
PS10a. Là je sens qu'il faut conclure : des jours que je fais des infidélités à Bach, Czerny, Peterson (Oscar et ses exos pour le piano.). En entendant gloser les Enthoven et Cie, vous vous demandez sans doute d'où sortent ces gens et d'où leur vient ce cynisme, cette inhumanité.
 
PS10b. Pas nécessairement du Talmud, l'ouvrage (religieux) le plus puant qu'il m'ait été donné de lire.   Netanyahu s'appelle en réalité Mileikovsky (comme l'Argentin Milei), de même que Golda Meir s'appelait Mabovitch, Sharon/Scheinermann, Ben Gourion/Grün (vert en allemand), etc.
 
PS7c. Les escrocs adorent se déguiser et s'équiper de moult passeports, pour brouiller les pistes. En bon fils de pasteur, je connais la Torah mieux que moult rabbins, prêtres, pasteurs, qui ne l'ont lue que de travers. Le saviez-vous ? Le tout premier de ces faussaires était...
 
PS10d. Vous ne saviez pas qu'Israël était un alias ? Le pseudo d'un escroc qui profite de la faiblesse physique de son frère pour lui extorquer un arrangement fallacieux, puis s'en va, sous un déguisement, gruger son propre père, tout en s'inquiétant de la chose devant sa mère.
 
PS10e. "Si malédiction il y a, dit la mère, qu'elle retombe sur moi." Problème : étant donnée certaine filiation "par la mère", si cette dernière est maudite...  Pauvres Raphaël Enthoven, Benjamin MIleikovsky and Co ! Si vous aviez lu la Torah aussi bien que moi, vous sauriez...
 
PS7g. On résume ? 1492. Un sultan ottoman pétri d'humanité envoie sa flotte pour tenter de sauver de a mouise un maximum de Sephardim virés d'Espagne par les rois catholiques. Nombre d'entre eux ont atterri en Palestine mais sont, entre temps, devenus amnésiques !!!!!!!!
 
 
PS12a. Pense-bête. Ma copine ashkénaze m'avait aussi dit ceci : "Surtout, ne crois pas tout ce qu'on raconte dans les livres et journaux !". Voilà qui ne pouvait que m'inciter à en apprendre plus... Et cela a commencé, (2ème année de FAC d'Allemand), par une découverte fortuite.
 
PS12b. J'attends de savoir quel est le prof d'université, spécialiste d'Hitler, qui osera faire conférence devant ses étudiants en zappant l'origine YIDDISH du patronyme du dictateur. Et ça vaut pour moult essayistes ou cadors de Harvard, Oxford, Cambridge, Munich et d'ailleurs.
 

   

 


(1) Ce passage (couleur marron) a été bloqué par la censure algorithmique du réseau "social" d'Elon Musk, et ce, alors même que le téléchargement n'était pas terminé. C'est vous dire la précision avec laquelle les algorithmes ont été établis, chose exceptionnelle : dans l'unique but de contrôler un compte de moins de 150 abonnés !!!!!

vendredi 31 mai 2024

Indésirables réfugiés. L'ombre de la Havaara aux USA (1940-1945)

Ce qui suit est ma traduction d'un article qui aurait pu être plus intéressant s'il avait été mieux documenté. Il y est abondamment question de Juifs dans les camps nazis confrontés audit Holocauste. L'article retrace la longue résistance de l'exécutif US sous Franklin Delano Roosevelt à l'admission massive de migrants européens (surtout juifs) aux États-Unis, sans jamais évoqué ce que nous savons depuis, à savoir que nazis et sionistes avaient conclu d'importants accords d'exfiltration de Juifs vers la Palestine, et cette non mention des accords dits de Havaara amenuisent considérablement l'intérêt de l'article.

Et c'est là qu'on risque de m'interroger sur l'intérêt de traduire un papier dont je dénonce les insuffisances. C'est que ces insuffisances constituent précisément le principal intérêt de l'article, à l'instar du négatif d'une photo argentique.

Relecture en cours


Durant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont perdu plusieurs centaines de milliers de jeunes hommes et femmes et dépensé des milliards de dollars pour vaincre la tyrannie nazie en Europe. Ce n’est qu’après la guerre que toute l’horreur du régime hitlérien fut révélée. Six millions de Juifs sont morts pendant l'Holocauste. D’autres groupes que les nazis ont qualifiés d’indésirables ont également été massacrés : les gitans, les homosexuels, les communistes et d’autres ennemis politiques. L’héritage de cette époque demeure présent aujourd’hui et soulève encore de nombreuses questions troublantes.

Réfugiés non recherchés

Lorsque Franklin D. Roosevelt est devenu président en 1933, les Américains luttaient pour survivre à la plus grande dépression économique que le pays ait jamais connue. De nombreux Américains craignaient que les immigrants dans le besoin ne prennent des emplois précieux ou n’exercent une pression supplémentaire sur une économie déjà en difficulté.

Les lois américaines sur l'immigration ont toujours imposé des quotas sur le nombre de personnes autorisées à entrer aux États-Unis en provenance d'autres pays. Par exemple, en 1939, le quota permettait à 27370 citoyens allemands d’immigrer aux États-Unis. En 1938, plus de 300 000 Allemands – pour la plupart des réfugiés juifs – avaient demandé un visa (permis d’entrée) aux États-Unis. Un peu plus de 20000 candidatures ont été approuvées. Au-delà des stricts quotas nationaux, les États-Unis ont ouvertement refusé l'octroi de visa à tout immigrant "susceptible de devenir une charge publique". Cette décision est apparue comme étant un problème sérieux pour de nombreux réfugiés juifs qui avaient tout perdu lorsque les nazis ont pris le pouvoir et pourraient avoir besoin de l'aide du gouvernement après avoir immigré aux États-Unis.

Peu de temps après sa nomination au cabinet, Frances Perkins, secrétaire au Travail du président Roosevelt, a proposé un décret concernant les réfugiés et l'immigration. Perkins a suggéré que le Département d'État devrait accorde la priorité aux immigrants cherchant refuge contre les persécutions raciales ou religieuses. Le Département d’État s’est opposé à cette ordonnance parce qu’elle était susceptible de contrarier les relations avec l’Allemagne et d'impacter les citoyens américains sans emploi. Roosevelt n’a jamais appliqué cette recommandation et les responsables du Département d’État en Europe ont continué de rejeter de nombreuses demandes de visa de réfugiés juifs.

En septembre 1935, l’Allemagne nazie a adopté des lois privant les Juifs allemands de leur citoyenneté. Sans citoyenneté, les Juifs étaient juridiquement sans défense ; beaucoup ont perdu leur emploi et leurs biens. Simultanément, des milliers d'opposants politiques à Hitler, des Tsiganes, des catholiques, des homosexuels, et même des handicapés physiques et mentaux sont devenus la cible de la violence et des persécutions nazies. Face au grand nombre d’Allemands fuyant leur pays, le Département d’État a temporairement assoupli les quotas d’immigration. En 1936, le Département d’État a accordé des visas à environ 7 000 réfugiés allemands. En 1938, ce nombre était passé à plus de 20 000, mais un sondage d’opinion révélait que 82 % des Américains étaient toujours opposés à l’admission d’un grand nombre de réfugiés juifs aux États-Unis. Malgré les appels des organisations américaines de défense des droits de l'homme, le Département d'État américain a refusé d'augmenter davantage le quota allemand.

À la veille de la guerre

En mai 1939, quelques mois seulement avant le début de la guerre en Europe, un navire baptisé le St. Louis quitta l'Allemagne avec à son bord près d'un millier de réfugiés, pour la plupart juifs. Beaucoup de ces personnes étaient déjà qualifiées pour obtenir un visa américain, mais n’en avaient pas encore reçu. Elles ont obtenu des visas touristiques cubains temporaires qui leur permettraient d'attendre hors d'Allemagne les visas américains. Cependant, lorsque le Saint-Louis atteignit La Havane, le gouvernement cubain modifia sa réglementation en matière de visa, refusant l'autorisation d’atterrir à la plupart des réfugiés.

Contraint de quitter les eaux cubaines, le St. Louis remonta la côte de Floride. Les garde-côtes américains le suivirent de près pour empêcher les passagers de nager à terre. Le Département d'État refusa d'autoriser les réfugiés à atterrir sans une législation spéciale du Congrès ou un décret du président. Les efforts déployés par les organisations juives américaines pour parvenir à un compromis avaient échoué. Les passagers désespérés envoyèrent au président Roosevelt un télégramme plaidant leur cause ; il n'y a jamais répondu.

Les réalités politiques ont peut-être influencé la décision de Roosevelt de garder le silence. La plupart des Américains étaient soucieux de rester à l’écart de la guerre européenne qui approchait. Beaucoup pensaient que le meilleur intérêt de l’Amérique était d’éviter les conflits étrangers. D’autres ont été déçus par l’expérience de l’intervention américaine pendant la Première Guerre mondiale et voulaient éviter la perte de vies américaines. Ces opinions ont bénéficié d’un fort soutien au Congrès. En outre, le président Roosevelt savait que les États-Unis n’étaient pas encore préparés à la guerre et hésitaient à s’opposer au régime nazi.

Finalement, le Saint-Louis est retourné en Europe et plusieurs pays ont accordé l'asile aux réfugiés. Mais lorsque les troupes hitlériennes traversèrent l'Europe, la plupart des passagers malheureux du Saint-Louis furent finalement capturés par les nazis et envoyés dans des camps de concentration.

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, un projet de loi autorisant l’admission d’enfants juifs réfugiés, au-delà des quotas habituels, a été présenté au Congrès. Le président Roosevelt n’a pris aucune position sur le projet de loi et celui-ci est mort en commission à l’été 1939. Les sondages de l’époque indiquaient que les deux tiers des Américains étaient opposés à l’accueil d’enfants juifs réfugiés.

Les années de guerre

Au début de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement américain ne croyait pas aux informations selon lesquelles Hitler mettait en œuvre un plan visant à assassiner des millions de Juifs européens. Mais, en novembre 1942, les preuves étaient accablantes. Une fois de plus, les dirigeants juifs américains ont fait appel à Roosevelt : si le président demandait au Congrès de modifier les lois sur l’immigration, davantage de réfugiés pourraient échapper à l’Holocauste. Encore une fois, Roosevelt a refusé. En lieu t place, il s’est joint aux Britanniques pour condamner le génocide des Juifs par les nazis.

La guerre a entraîné une forte baisse de l'immigration lorsque le gouvernement a imposé des réglementations encore plus strictes en matière de visas. Les autorités craignaient que des espions et des saboteurs ennemis n’entrent dans le pays en se faisant passer pour des réfugiés. Mais à mesure que l’opinion publique américaine prenait conscience de l’énormité des atrocités nazies, elle commença à exiger que les États-Unis fassent quelque chose pour sauver le peuple juif restant en Europe. En novembre 1943, un Comité d’urgence pour sauver le peuple juif d’Europe présenta une résolution de sauvetage au Congrès.

Une fois de plus, le Département d’État s’y est opposé. Cela a provoqué la colère du secrétaire au Trésor Henry Morgenthau Jr., un juif consterné par les massacres nazis. Depuis 1933, le Département d’État s’était opposé à presque toutes les tentatives visant à aider les réfugiés juifs. Le 16 janvier 1944, Morgenthau rencontra Roosevelt et lui présenta un rapport préparé par son département. Le rapport documentait la longue histoire de l’obstructionnisme du Département d’État dans les affaires de réfugiés. (Ce rapport était initialement intitulé "Rapport au secrétaire sur l'acquiescement de ce gouvernement au meurtre des Juifs."

Pour protéger son Département d'État du scandale, Roosevelt a signé un décret ordonnant au Congrès de mettre en œuvre la plupart des dispositions de la résolution de sauvetage. L'ordre créait un Conseil des réfugiés de guerre "pour prendre toutes les mesures dans le cadre de sa politique de sauvegarde des victimes de l'oppression ennemie en danger de mort imminente".

La Commission des réfugiés de guerre

Peu après sa création, le War Refugee Board (WRB) a mobilisé de manière agressive diverses activités de sauvetage, émettant des avertissements pour crimes de guerre et envoyant des colis de nourriture dans les camps de concentration. À l’été 1944, elle lançait une opération dramatique.

Avec la coopération du gouvernement suédois, le WRB a envoyé un homme d'affaires suédois, Raoul Wallenberg, en Hongrie, pour y travailler comme fonctionnaire de l'ambassade. Wallenberg devait mettre en œuvre un plan pour sauver 200 000 Juifs hongrois sur le point d'être déportés vers le camp d'extermination d'Auschwitz. Il loua des bâtiments et les plaça sous la protection diplomatique suédoise. Cela lui a permis d’offrir un refuge à des milliers de Juifs. Il a délivré des passeports de protection spéciaux à de nombreuses autres personnes. Avec le soutien du WRB, les efforts de Wallenberg ont sauvé plus de 20 000 vies. Wallenberg a disparu lorsque l'armée soviétique a occupé la Hongrie à la fin de la guerre. Son sort est inconnu, même si, en 1956, les Soviétiques ont affirmé avoir découvert un rapport faisant état de la mort de Wallenberg en 1947 dans une prison soviétique.

Le WRB a également établi un sanctuaire hors d’Europe pour les réfugiés secourus. Combattant l’opposition du Département d’État, du Congrès et du public, le WRB a convaincu Roosevelt d’autoriser un groupe de réfugiés juifs italiens à occuper un ancien camp militaire près d’Oswego, dans l’État de New York. Pour éviter de violer les lois sur l'immigration, le WRB a amené ces victimes des persécutions nazies dans le pays sous le statut de prisonniers de guerre.

En mai 1944, les bombardiers américains pouvaient atteindre les camps de concentration nazis d’Auschwitz. L'emplacement précis de ces installations était bien connu. Le WRB et les dirigeants juifs ont supplié le ministère américain de la Guerre de bombarder les chambres à gaz et les voies ferrées qui transportaient le fret humain des nazis vers Auschwitz. Après une brève étude, le ministère de la Guerre rejeta l'idée car "elle ne pouvait être mise en œuvre qu'en détournant un soutien aérien considérable, essentiel au succès de nos forces désormais engagées dans des opérations décisives.".

De nombreux experts ont contesté l’argument du ministère de la Guerre. À l’automne 1944 et de nouveau en décembre, des avions américains bombardèrent des cibles industrielles situées à moins de huit kilomètres des chambres à gaz d’Auschwitz. Aucune bombe n'est jamais tombée sur les chambres à gaz et les fours, ni sur les voies ferrées menant aux camps. On estime que 100 000 Juifs sont morts à Auschwitz dans la période qui a suivi les raids américains. Certains disent que si les bombardements avaient été dirigés contre Auschwitz, ces vies auraient été sauvées. D’autres ne sont pas d’accord. Ils soutiennent que les techniques de bombardement imprécises de cette époque n’étaient peut-être pas efficaces. Au lieu de cela, disent-ils, les bombardements auraient pu causer la mort de milliers de Juifs à Auschwitz ou dans les trains qui y conduisaient.

Les gazages se sont poursuivis jusqu'à ce que les Russes prennent le camp en janvier 1945.

On attribue au War Refugee Board le mérite d’avoir sauvé peut-être 200 000 Juifs au cours des derniers mois de la guerre. "Ce que nous avons fait était assez peu", a déclaré le directeur du WRB, John Pehle. "Il était tard. Tard et peu, je dirais."

Les États-Unis auraient-ils pu faire davantage pour sauver les Juifs de l’Holocauste hitlérien ? Beaucoup pensent que, dans les circonstances de la période d’avant-guerre et pendant la guerre elle-même, on ne peut pas reprocher à l’administration Roosevelt de n’avoir pas réussi à secourir davantage de victimes de l’Holocauste. D’autres ne sont pas d’accord. La question ne sera peut-être jamais réglée. Cela continue de nous hanter aujourd’hui.


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