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lundi 31 août 2026

L'accord dit de Havaara. Quand Hitler pactisait avec les extrémistes juifs

 

On se re-touite. Le "thread" que je reposte ici compte 72 paragraphes, soit autour de 20.160 signes et a été lu par près de 3000 personnes depuis le 20 octobre (2025), pas loin de 30 x abonnés ! Comparez avec d'autres, qui ont des dizaines à centaines de milliers de "followers" !

Le fait est que mes textes continuent d'être lus même longtemps après leur publication. Et les visiteurs/euses sont plutôt du genre instruit à très instruit. On me demande parfois pourquoi les textes sont aussi longs. Et là, je réponds : "Sans blague, t'as déjà lu un livre ?" 

Allez dans une bibliothèque, même petite. Vous voyez la masse de bouquins, revues, magazines ? Et dans les institutions universitaires, c'est encore pire ! Autrefois, avant l'ordinateur, on avait d'immenses meubles équipés de dizaines de tiroirs, contenant chacun des centaines de fiches cartonnées. Et là, vous ouvriez un tiroir et commenciez à trifouiller : selon l'auteur, le domaine, et vous aviez un petit calepin sur vous sur lequel vous notiez la référence, avant de vous rendre auprès des bibliothécaires qui se chargeaient de récupérer le bouquin.

On résume ? Si vous n'avez pas l'habitude de lire des choses longues ou ne fréquentez aucune bibliothèque, alors vous n'avez rien à faire ici ! ☺

Tiens, au §60 ou 61 du fil reposté, j'évoque l'Exodus, ce fameux bateau transportant des survivants de je ne sais trop quoi vers...

Vers la Palestine. Une des plus grosses pantalonnades de l'Histoire moderne. En 1947, on en est à près de quatre décennies d'infiltration sioniste en Palestine, moyennant la complicité d'Hitler et du pouvoir britannique, et ce, conformément aux vœux de Herzl, Rothschild and Co.

Comme déjà expliqué ici ou sur d'autres textes, les accords de #Havaara entre Hitler et les sionistes visaient exclusivement à une émigration vers la Palestine, d'où l'activisme intensif des sionistes pour torpiller toute émigration vers l'Ouest. Voyez le sort du St-Louis (1939).

Avec l'Exodus, les sionistes organisent une de ces manipulations qu'ils pratiquent à merveille : l'esbroufe. Et voilà qu'on nous joue le grand air du peuple persécuté, alors même qu'il s'agissait avant tout de complices du régime nazi ! Et voilà le cinéaste Otto Preminger, recruté par Hollywood pour (re)mettre en scène la pantalonnade, face caméras. Résultat des courses, le monde entier a avalé cette énorme baliverne, et il en a avalées bien d'autres magouillées par les mêmes prestidigitateurs. Vous en voulez, des balivernes ? 

Prenez la photo d'Hitler s'entretenant avec le grand mufti de Jérusalem. Waouhh !!! Vous avez vu ça ? Le grand Mufti, complice d'Hitler ! Question : quelqu'un sait-il ce qu'Hitler et le Grand Mufti se sont dit ? Le fait est que notre édile musulman sait pertinemment qu'un vaste programme de Grand Remplacement est en cours en Palestine. La majorité des colons parlent allemand et sont convoyés par des bateaux allemands. Hitler ne pouvait pas l'ignorer. C'est probablement de ça que le Mufti avait tenu à évoquer avec un des principaux sponsors de l'État d'Israël.

 

Lectures

Pauvre St-Louis, zappé par les historiens et victime du lobbying sioniste (empêcher toute émigration juive vers l'Ouest) !

https://dossiers.lalibre.be/odyssee/

Une des plus grosses pantalonnades de l'Histoire moderne, avec mise en scène hollywoodienne !

https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/ms-st-louis

Au fait, vous le saviez ? « L’établissement de l’État juif historique sur une base nationale totalitaire, dans une relation d’alliance avec le Reich allemand, est compatible avec la préservation de la puissance allemande. »

https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/efforts-milice-sioniste-recruter-nazis-grande-bretagne-archives-israel-palestine

En attendant de mettre la main sur le verbatim (qui n'existe pas !) de ce qu'Hitler et le Grand Mufti se sont vraiment dit... Observez, en passant, que ceux qui vous parlent d'extermination... feignent de ne pas connaître le terme #Havaara !

https://www.slate.fr/story/108869/grand-mufti-jerusalem-hitler-destruction-juifs

PS. Il va falloir que je revienne tantôt sur la fameuse imposture baptisée "Final Solution" ou "Solution Finale", médiocre troncature de l'allemand "Endlösung der Judenfrage". Die Frage : la question. Die Lösung : la solution. Solution à... une question ? Vous êtes sérieux là ?🧐

PS4. Un petit coup d’œil dans mes archives. Savez-vous qui était Fritz Sauckel ? Secrétaire d'État d'Hitler chargé de l'intendance. Condamné à mort à la suite du Tribunal International de Nuremberg. Sauckel était quelqu'un d'important, pourtant zappé par nos "historien(ne)s" !

Pourquoi vous parlé-je de Sauckel ? À cause de la rafle dite du Vel d'Hiv.

Citation : "Les 16 et 17 juillet 1942, 12 884 hommes, femmes et enfants juifs sont arrêtés par la police parisienne lors de la rafle du Vél’ d’Hiv’. Ils seront presque tous déportés à Auschwitz et exterminés par les nazis. Retour sur l’un des événements les plus tragiques de l’Occupation."

Pour mémoire, Auschwitz ne veut pas forcément dire "extermination", et ce, pour la bonne raison qu'il s'agissait avant tout d'un "Quarantänelager" : camp de quarantaine.

Quarantaine veut dire transit, avant d'être envoyé ailleurs. Mais bon, on ne peut pas exiger des "historiens" qu'ils soient intransigeants avec la vérité dite "historique" ! Et pourquoi ne pas croire Rudolf Hoess, commandant du camp d'#Auschwitz, qui écrit dans ses mémoires... ?

Envoyés à Auschwitz pour extermination, nous dit la source citée plus haut. Sur le sens précis du mot "Extermination", c'est encore Hoess qui nous en fournit la véritable signification, et pour ça, je vous invite à lire ses Mémoires, mais en allemand !

Sur les exterminations, un certain Pery Broad, qui avait toutes les apparences de l'affabulateur, écrivit tantôt qu'à peine une chambre à gaz était vidée des cadavres qu'elle se remplissait de nouveau de futures victimes des gazages. Là encore, j'ai plutôt confiance en Hoess !

Donc, apprenions-nous plus tôt, les raflés du Vel'dhiv étaient des Juifs destinés à l'extermination à Auschwitz. Des juifs, sans autre précision. Seulement voilà : on a des archives, à savoir celles de la Préfecture de Police d'alors. Et là, que découvre-t-on ?

veldhiv

https://www.vie-publique.fr/parole-dexpert/285291-il-y-80-ans-la-rafle-du-vel-dhiv-de-juillet-1942

pery broad

https://en.wikipedia.org/wiki/Pery_Broad

PS5. Retour sur Sauckel. L'homme avait particulièrement insisté auprès de Hitler pour convertir la population valide des pays occupés en travailleurs du Reich. Il a même dressé des stats précises du nombre de quidams à "recruter" dans le cadre du STO.

Précision importante : les entreprises basées dans les KZ devaient payer une quittance mensuelle aux nazis, le tout via le fameux (mais zappé par les historiens) W.W.V.H. (Waffen SS Wirtschafts- Verwaltungshauptamt): Office central de la Waffen SS chargé des Affaires Économiques.

Les KZ nazis étaient des entreprises/usines ! Le Reichsführer SS évoqué par Hoess n'est autre que Heinrich Himmler. Par parenthèse, le courrier des déportés était libellé en allemand. Ça vous donne une idée des groupes "privilégiés" (cf. langues germaniques).

 #Auschwitz ? IG-Farben y fabriquait 3 produits d'importance stratégique : 1) des armes 2) du caoutchouc synthétique ; 3) la moitié du carburant consommé par toutes les armées nazies, produit réalisé sous brevet de la Standard Oil à base de gaz de charbon liquéfié.

Sur la rafle du Veld'Hiv ? Simple hypothèse : la quasi-totalité des déportés se sont vu conduire dans des #KZ sous direction sioniste, à l'instar de Theresienstadt, où on a dû leur proposer un aller simple vers la #Palestine. Ce n'est qu'une hypothèse. Pour l'instant ! 🧐

PS6. Je tombe, l'autre jour, sur ça : Apolline de Malherbe reposted. Il s'agissait d'une de ces blagues dudit @AuschwitzMuseum. https://x.com/AuschwitzMuseum/status/1855339615898460503

Chère Mlle de Malherbe, quand on a une carte de presse, on balise ses déclarations et citations. Niveau 1ère année de FAC !

Déjà signalé ailleurs : il y avait à Auschwitz un service du courrier réservé aux germanophones (le yiddish étant une langue germanique). 2. Il y avait dans les KZ des kapos juifs. 3. Il y avait à Auschwitz un service photographique devant lequel passaient tous les entrants.

Sur la gamine affichée par le Memorial, déportée vers #Auschwitz depuis #Westerbork en novembre 1942 et gazée... après sélection." a) Où diable les gens du Memorial en question ont-ils obtenu cette info sur le gazage ? b) Une sélection à l'arrivée du train ? Sans blague !

Visiblement, les faussaires de l'Auschwitz-machin n'ont pas l'air de savoir qu'il n'y a JAMAIS eu de sélection à l'arrivée des trains, et ce, pour la simple raison que LA SÉLECTION avait lieu DANS LES TRAINS ! De fait, quiconque descendait du train sur ses jambes avait fait la démonstration de sa robustesse ! Dans son journal intime, le médecin Josef Kramer évoque une de ces opérations spéciales (spéciales = pas ordinaires !) concernant des "Musulmans" (Muselmänner), ainsi appelés parce qu'ils étaient si faibles qu'ils restaient prostrés, face contre terre, à la manière de musulmans en prière. Ce sont ces gens-là, plus morts que vifs, qui étaient visés par les euthanasies (une mise à mort sous supervision médicale s'appelle une euthanasie !). Il y avait, donc, ZÉRO sélection, parce que parfaitement inutile ! 

PS7. Là, il va falloir conclure ! ☺☺ Sérieusement, comment ne pas avoir de la compassion pour ces générations d'historiens ou de professeurs d'histoire moderne ou contemporaine incapables de décrire avec précision et honnêteté l'histoire des camps nazis ? Parce qu'avec ça, vous avez tous ces affabulateurs, au 1er rang desquels je citerais volontiers l'inénarrable Claud Lanzmann, auteur du si frelaté documentaire baptisé #Shoah

Citation : "Ces personnes [qui mentent gratuitement] sont, à vrai dire, beaucoup plus nombreuses qu'on ne le suppose  généralement, et un domaine comme celui du monde concentrationnaire – bien fait, hélas, pour stimuler les imaginations sado-masochistes – leur a offert un champ d'action exceptionnel. Nous avons connu de nombreux tarés mentaux, mi-escrocs, mi-fous, exploitant une déportation imaginaire ; nous en avons connu d'autres, déportés authentiques, dont l'esprit malade s'est efforcé de dépasser encore les monstruosités qu'ils avaient vues ou dont on leur avait parlé et qui y sont parvenus. Il y a même eu des éditeurs pour imprimer certaines de ces élucubrations, et des compilations plus ou moins officielles pour les utiliser, mais éditeurs et compilateurs sont absolument inexcusables, car l'enquête la plus élémentaire leur aurait suffi pour éventer l'imposture." 

L'auteur de ce verdict implacable n'était autre que Germaine Tillion (1907-2008, ancienne déportée, ethnologue) : Le Système concentrationnaire allemand (1940-1944), in Revue d'Histoire de la Deuxième Guerre mondiale, juillet 1954, p. 18, note2.

Personnellement, j'aurais parlé du système concentrationnaire... nazi !

Autre citation : ""Allons d’emblée à l’essentiel. Quelles que soient les intentions de Roger Garaudy, les sommations qu’il adresse aux historiens ne sont pas de mise. Ceux-ci ne l’ont pas attendu pour faire leur travail : préciser les étapes du génocide nazi à partir de l’entrée en guerre de l’Allemagne contre l’URSS et des massacres commis par les "Einsatzgruppen", serrer de plus près des chiffres dont ils ne jugent pas honteux de discuter, montrer l’existence, à Auschwitz, des chambres à gaz destinées à tuer des êtres humains, en l’occurrence des juifs, et non des "poux", comme l’ont écrit certains négationnistes. (...)

Même si, pour qu’il puisse y avoir débat, un minimum de bonne foi est indispensable. Comment tenir pour nuls et non avenus les témoignages de ceux qui, sortant des trains et ayant eu la "chance" d’être sélectionnés du "bon côté", et donc parfois de survivre, ont vu vieillards, femmes et enfants, séparés d’eux sur la rampe d’Auschwitz, se diriger vers la mort : jamais enregistrés, jamais revus ? Or c’est précisément ce que fait Garaudy."

Cette fois, l'auteur n'est autre que la grande historienne Madeleine Rebérioux, dans un article paru dans une revue de la Ligue des Droits de l'Homme (adresse/à confirmer : https://www.ldh-france.org/wp-content/uploads/2021/03/Guide-Lutter-contre-le-racisme-1.pdf).

On dit que notre grande historienne a (presque) tout faux ? Dommage que notre grande historienne n'ait jamais entendu parler des accords de Havaara ni de l'origine yiddish du patronyme Hitler ! Rappels : aucune sélection à l'arrivée à Auchwitz ; à l'origine, le gaz Zyklon B a bien été inventé par la Degesch (Deutsche Gesellschaft für Schädlingsbekämpfung) pour servir d'insecticide (Schädling = animaux nuisibles). Les chambres à gaz (Kammer = local de petite taille !) pour tuer les poux ? Il me semble avoir déjà évoqué la question. Le fait est que la Degesch a bien équipé les camps nazis d'enceintes (ou chambres) à gaz pour traiter la vermine dans les uniformes des déportés. Je me re-cite :

https://x.com/ossamaneh/status/1851276580674220486

Par ailleurs, nous avons là des escrocs capables de contrefaire la vérité sur des faits survenus à Amsterdam il y a à peine une semaine, capables d'inventer des bébés décapités et jetés dans des fours ou des femmes enceintes éventrées par le Hamas, il y un peu plus d'un an, capables de faire croire que les attaques du #7octobre2023 ont eu lieu en territoire israélien alors qu'on était bel et bien en Palestine occupée...

 

 

 

 

mercredi 12 mars 2025

Appel urgent à l’UNESCO pour l’exclusion d’Israël et appel à boycotter Israël aux mondes de la culture et de l’université

Ce texte édité par l'organisation CAPJPO-EuroPalestine et extrait de mes archives date de l'année 2009. Il y était déjà question de dizaines de destructions de site culturels et éducatifs par l'occupant israélien. Et tant pis pour ceux et celles qui feignent de ne découvrir l'horreur de la situation des Palestiniens que depuis le 7 octobre 2023. Par parenthèse, je me suis contenté d'un copier-coller, ce qui explique la présence de notes de bas de page et de liens hypertexte pas forcément opérationnels.


Pourquoi le boycott d’Israël ?


La chercheuse israélienne Rahela Mizrahi, spécialiste de la Culture, appelle au boycott d’Israël et à son exclusion en tant que membre de l’UNESCO. Un texte de réference (traduit de l’anglais par Carole Sandrel).

Appel urgent à l’UNESCO pour l’exclusion d’Israël et appel à boycotter Israël aux mondes de la culture et de l’université.

L’UNESCO, agence spécialisée des Nations Unies, a pour objectif affirmé de « contribuer à la paix et à la sécurité en resserrant la collaboration entre nations par l’éducation, la science, et la culture », dans le but de faire avancer le respect universel de la justice, de la Loi, des droits de l’Homme et des libertés fondamentales », ainsi que le proclame la charte des Nations Unies.

L’UNESCO, Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture, est politiquement responsable devant la communauté internationale. Quand des écoles sur lesquelles flotte le drapeau des Nations Unies sont prises pour cibles, quand des enfants sont pris pour cibles, quand toute une population est systématiquement privée de nourriture, d’eau, d’installations sanitaires et d’électricité, l’UNRWA, l’UNICEF, et l’UNESCO ne doivent pas se contenter de protester ; elles ont obligation de se montrer dignes de leur responsabilité et prendre de vraies décisions.

Ci-dessous voici un appel à l’UNESCO pour qu’elle assume son rôle de gardienne de la justice par la préservation de la culture et le respect :

a) en destituant Israël de l’UNESCO

b) en se joignant au boycott d’Israël par le monde de la culture et de l’université [i] [1]

Cet appel intervient au moment où Israël transforme la Bande de Gaza en camp de concentration, le plus vaste du monde. Les conditions de vie ne cessent d’empirer insupportablement pour le million et demi de Palestiniens qui y vivent. L’approvisionnement en nourriture, médicaments et carburant, est entravé, voire complètement arrêté. La malnutrition des enfants s’amplifie. L’approvisionnement en eau et le tout-à-l’égout ont cessé de fonctionner. Les gens meurent par manque de soins. Les tunnels vers l’Egypte, creusés manuellement, ne fournissent qu’un peu de répit.

La moitié des habitants de Gaza sont des réfugiés de l’un des crimes les plus importants du XXè siècle. En 1947-48, les organisations terroristes paramilitaires qui allaient devenir plus tard les Forces Israéliennes de Défense (IDF), ont entrepris un nettoyage ethnique parfaitement planifié de la Palestine [ii] [2], alors sous Mandat Britannique ; ces organisations ont rasé plus de 500 villages et treize villes, déporté près de 800 000 Palestiniens autochtones, et commis systématiquement des dizaines de massacres similaires jusqu’aux derniers massacres de Gaza de 2008-2009. Ce nettoyage ethnique explique que Gaza soit l’une des régions les plus peuplées du monde. Israël, les Etats-Unis et la quasi totalité du monde occidental aimeraient rayer complètement de la mémoire ce crime de 1948 en supprimant la Palestine et le peuple palestinien. La résistance actuelle à Gaza c’est la révolte d’un peuple qui refuse de se laisser liquider.

Les crimes de 1948 ne sont pas un chapitre fini dans les livres d’histoire, mais une réalité sans fin qui se déroule depuis au moins 60 ans, et se poursuit de nos jours avec : le vol permanent et l’expropriation de ce qui reste de la terre et de l’eau palestiniennes, la démolition de dizaines de milliers de maisons, la transformation de la bande de Gaza et des villes palestiniennes de Cisjordanie en camps de concentration entourés de murs en ciment, hauts de huit mètres, et de barrières électrifiées, à l’intérieur desquels règnent le chômage, la pauvreté, la faim et le désespoir, sans parler des emprisonnements en masse subis par trois générations de Palestiniens (actuellement plus de 12000 (prisonniers). Corollaire de cette décimation constante du peuple palestinien autochtone, Israël, avec le soutien des Etats-Unis et de l’Europe, a importé en Palestine un million d’immigrants, européens pour la plupart, au cours des années 90. Le vol des terres et la colonisation ont été entrepris derrière un fallacieux discours de paix, porté par de fallacieux mouvements de paix israéliens et des ONG financées par les Etats-Unis et l’Europe, utilisant les accords d’Oslo comme outils pour achever de gommer la Palestine de la carte.

Appel à l’UNESCO pour exclure Israël de ses membres.

En novembre 1974, répondant à un appel d’universitaires de diverses nationalités, l’UNESCO mettait fin à son aide à Israël et l’excluait des activités de l’UNESCO et de ses groupes régionaux. Ce faisant, l’UNESCO reconnaissait que le comportement d’Israël, ses destructions systématiques et violentes, comme sa vandalisation de la civilisation et de la culture des autochtones palestiniens, étaient tout à fait à l’opposé de ce qu’est la mission de l’UNESCO. Néanmoins, bien qu’il n’y ait pas eu de changement dans la politique israélienne, Israël a été réintégré dans sa pleine qualité de membre en 1977.

Commencée en 1947, avant, durant et après le nettoyage ethnique, et continuée dans les années 50, la destruction de plus de 500 villages et de 13 villes a anéanti tout un environnement culturel palestinien : pillage d’objets artisanaux, de livres, de manuscrits anciens et évidemment destruction d’ouvrages architecturaux, dont des mosquées, et anéantissement de cimetières. L’occupation de 1967 a permis à Israël de conduire d’autres séries massives de destructions culturelles à travers le nettoyage ethnique de 170 autres villages et villes dans le Golan Syrien [iii] [3], ainsi que de 19 villages dans les nouveaux territoires palestiniens occupés. Certains de ces villages ont été transformés en parcs naturels après avoir été massivement reboisés, méthode pratiquée systématiquement pour effacer toute trace des villages palestiniens. En 1965 encore, Israël a démoli tout un quartier de la vieille ville de Jérusalem, le quartier « Mughrabi » [IV] [4] et Israël a rompu honteusement la loi internationale en pratiquant, en nombre des excavations archéologiques dans les territoires qui venaient d’être occupés.

Israël a continué ses agressions destructrices contre la culture palestinienne et arabe par le pillage des bibliothèques palestiniennes et des archives de films à Beyrouth lors de son invasion du Liban, en vandalisant le centre culturel d’Al-Sakakini à Ramallah au cours de l’invasion de 2002, en entreprenant des excavations archéologiques illégales tout en saccageant les fouilles musulmanes et arabes, et récemment en excavant sous la mosquée Al Aqsa, quitte à mettre en danger ses fondations.

Au cours des récents massacres de Gaza, Israël a démoli la plus importante université de la Bande, de même que des écoles des Nations Unies où des civils s’étaient réfugiés. Israël a bombardé et détruit complètement 64 écoles et 41 mosquées en l’espace de quelques jours [v] [5]. Le bombardement des mosquées a suivi le schéma déjà mis en place au moment du nettoyage ethnique de 1948, au cours duquel des centaines de mosquées avaient été détruites. C’est le résultat direct de l’idéologie sioniste qui s’en prend à la culture arabe et musulmane, y compris les civilisations et cultures arabo-juives, au nom de « la laïcité et du progrès » pour justifier l’extermination de la civilisation de l‘Autre.

L’UNESCO en tant qu’organisme engagé dans « le développement de la collaboration internationale… par l’éducation, la science et la culture, et pour faire avancer le respect universel de la justice, des droits de l’homme, et des libertés fondamentales » doit prendre des mesures immédiates et protester contre la violence systématique d’Israël et ses agressions contre la culture palestinienne, c’est-à-dire exclure Israël de ses membres.

Appel à l’UNESCO pour qu’elle se joigne au boycott culturel et universitaire d’Israël.

Le boycott, c’est le simple minimum de ce qu’un être humain honnête peut faire pour s’opposer aux crimes contre l’humanité permanents qu’Israël commet systématiquement avec le soutien indéfectible des Etats-Unis, de l’Europe et de la quasi totalité du monde occidental qui s’appuient sur Israël pour continuer l’oppression du peuple arabe, tandis qu’ils pillent ses ressources naturelles avec l’aide des élites arabes néocolonialistes régnantes. Le boycott culturel et universitaire d’Israël est d’une importance capitale. L’université israélienne est l’un des socles les plus importants du mode de pensée sioniste, lequel (ce mode de pensée) est juif Askénaze, blanc, eurocentriste, et colonialiste. Toutes les universités israéliennes ont leur département de recherche orientaliste du Proche-Orient, qui sert d’outil de contrôle colonial. Les autres départements ignorent complètement les cultures non occidentales, arabes et islamiques, langue, pensée, littérature, musique, histoire et philosophie, vrai miroir de l’attitude d’Israël à l’égard des Arabes et des Musulmans, en qui il voit des peuples dénués de civilisation et de culture. Ce travail intellectuel fait par l’université israélienne est un instrument pour déshumaniser les Palestiniens dans le discours public israélien, condition nécessaire à la continuation du génocide.

Le boycott universitaire s’attaque au fait que des départements universitaires développent des armes qu’utilise Israël pour perpétrer ses crimes. L’université de Tel Aviv, par exemple a un département qui se consacre aux "Etudes sur la sécurité" où sont développées des armes pour une extermination « intelligente » (assistée par ordinateur). L’Université israélienne consacre des ressources considérables pour faciliter le contrôle militaire et politique de la Palestine et du Proche Orient. Le silence de l’Université israélienne face au bombardement de l’unique université de Gaza est une raison de plus pour appliquer le boycott universitaire.

La culture israélienne est dominée par la pensée et le comportement des sionistes blancs ashkénazes eurocentristes et colonialistes. Des auteurs sionistes comme Amos Oz, A.B. Yehushoa et David Grossman, supposés à tort appartenir à un soi-disant « mouvement de la paix » font la promotion des messages colonialistes et racistes dans leurs textes et plus encore entre les lignes de leurs textes. Ils ont soutenu haut et fort la récente invasion du Liban et ont écrit des messages de soutien au massacre de Gaza. En plus des citoyens, des femmes et des personnes âgées, Israël a assassiné l’un des plus importants auteurs palestiniens, Ghassan Khanafani.

La musique populaire israélienne est profondément enracinée dans l’armée israélienne : la plupart des musiciens populaires importants en Israël ont commencé leur carrière dans un orchestre militaire célébrant le militarisme et le chauvinisme. Les beaux-arts israéliens et la danse sont volés à l’héritage palestinien mais sont présentés dans le monde entier comme « l’héritage ancien d’Israël » en ligne avec l’appropriation des plats palestiniens (par exemple les falafels) et des vêtements (par exemple la kufya) afin de présenter leur colonialisme européen comme étant la continuation d’un ancien droit de propriété juif sur la terre, et d’effacer l’existence du peuple palestinien, auquel appartient cet héritage.

Actuellement, les agents culturels israéliens sont enrôlés dans la normalisation des crimes continuels et de l’apartheid, qu’ils représentent comme un conflit à l’intérieur d’un discours de paix creux, sans histoire, faisant disparaître, et normalisant le crime de 1947-48 : l’élimination de la Palestine par un état juif d’apartheid appelé « Israël ». Les travailleurs culturels israéliens sont hautement appréciés partout dans le monde comme des chercheurs de paix, alors qu’ils devraient être refoulés comme les participants actifs qu’ils sont de l’oppression sioniste du peuple autochtone de Palestine.

Jusqu’à aujourd’hui, le nettoyage ethnique de la Palestine de 1947-48 n’est pas reconnu comme crime contre l’humanité. L’Occident apporte son aide à l’enterrement de ce crime. Aujourd’hui après des décennies de déni, la vérité historique sur le nettoyage ethnique de 1948 est finalement reconnue. Pourtant cette reconnaissance est vide d’éléments reconnus juridiquement qui feraient valoir les responsabilités ou les revendications de leurs droits par les victimes. Aujourd’hui on peut écrire sur la Nakba (le nettoyage ethnique de 1948) dans les universités israéliennes, gagner diplôme, honneur, être crédité d’être un chercheur courageux et exemplaire en reprenant des faits que les Arabes et les Palestiniens ont couché par écrit depuis des années, bien que personne n’ait voulu les entendre. 

Cela contribue à dépeindre Israël comme un état progressiste, alors qu’il est l’un des régimes les plus violents, les plus racistes, les plus oppressifs, et les moins démocratiques du monde. A l’exception de quelques rares voix comme celle d’Ilan Pappe, l’université israélienne fait silence lorsqu’il est question de réclamer la fin des souffrances des victimes et la compensation due au peuple palestinien pour les crimes que le sionisme et Israël ont perpétrés. Les universitaires israéliens s’approprient la voix palestinienne - comme l’a fait par exemple Gannit Ankori qui écrit sur l’art palestinien - pour leur renommée universitaire personnelle et comme moyen de blanchir leurs positions sionistes. Ils doivent êtres boycottés pareillement.

Le sionisme EST un racisme. Le sionisme est une idéologie juive, ashkénaze, blanche, colonialiste et eurocentriste qui cherche à repeindre la Palestine aux couleurs juive et occidentale, et par conséquent non musulmane et non arabe. Chaque israélien est soumis à cet endoctrinement idéologique depuis le moment de sa naissance : chez lui, à l’école, à l’université, dans les media hébreux, souvent très explicitement, mais la plupart du temps à travers des allusions, par une présentation, des sous entendus – à travers l’éducation et la culture.

Le nom officiel donné à l’agression permanente et au massacre de Gaza est « Oferet Yetzuka » (Opération « Plomb durci »). Ce nom est repris d’une phrase répétée deux fois dans une chanson sioniste de Hanouka (N d T : Fête des Lumières, équivalent de Noël pour les enfants), pour que les enfants israéliens célèbrent dès maintenant le génocide chaque fois qu’ils célèbreront Hanuka. Le fait que les juifs israéliens ne lisent et n’entendent que l’hébreu, bien qu’ils soient situés au centre du monde arabe facilite cet endoctrinement. Leur accès limité à l’anglais ne sert à rien puisque la plupart de la presse anglaise a versé dans les conceptions sionistes et toutes ces histoires.

Le sionisme rejette le droit des Palestiniens à leur terre, leur droit à vivre dans leur pays natal et même leurs droits civiques les plus basiques ou même leurs Droits Humains. Le sionisme signifie que des Juifs sur la terre palestinienne sont toujours au-dessus des considérations humaines et morales, et il s’appuie souvent sur le racisme fondamental eurocentriste qui considère la culture des Arabes et des Musulmans comme inférieure et qui favorise leur déshumanisation. Le sionisme est le terreau idéologique qui permet de transformer Gaza et les villes palestiniennes en camps de concentration et permet le soutien public important apporté au dernier massacre génocidaire de Gaza. La seule rupture dans le public israélien se fit entre ceux qui essayaient de couvrir ce massacre avec leurs larmes de crocodile humanitaire et leurs « justifications » éthiques (sionistes de gauche) et ceux qui furent honnêtes dans leur soif de sang (sionistes de droite). La colonisation sioniste est un projet raciste qui est mortel, tant pour les Palestiniens que pour les Israéliens. Le sionisme doit être regardé en face et défait politiquement autant que culturellement. Le boycott culturel est essentiel au bien-être de quiconque vit dans la région.

Le premier pas à faire pour un boycott culturel complet du sionisme, c’est de mettre en cause le ralliement de l’Europe et de l’Occident aux justifications et aux mystifications sionistes.

Le comité Nobel avait récompensé du prix Nobel de la Paix Itzak Rabin, l’un des dix architectes du nettoyage ethnique de la Palestine en 1948, et du second nettoyage ethnique de 1967. Il fut directement responsable de plusieurs grands massacres, dont l’un a fait plus de 150 victimes parmi des civils qui s’étaient réfugiés dans la mosquée de Dahamsh à al-Lid. Un autre prix Nobel de la paix est allé à Shimon Peres, responsable d’avoir importé les armes nucléaires au Proche Orient. Même parmi les critiques d’Israël, l’accent est souvent mis sur ceux des Israéliens qui déplorent les atrocités commises par leur Etat mais refusent de prendre leur distance avec le racisme du sionisme qui sous-tend ces atrocités. Le plus étonnant c’est que le prix Nobel de la paix alternatif ait été donné à Uri Avnery. Avnery a lui aussi participé en 1948 au nettoyage ethnique, tout comme à la persécution des réfugiés palestiniens juste après. Il reste sioniste à ce jour et accepte de légitimer les crimes de 1948. Le soutien idéologique occidental au sionisme est en partie une affaire d’intérêts matériels, en partie un échange pour la contribution du sionisme à la réflexion sur l’eurocentrisme, et en partie l’effet de la mobilisation sioniste triomphante avec l’utilisation abusive et cynique de l’holocauste nazi et de la culpabilité historique de l’antisémitisme.

Conclusion

Les gouvernements et les institutions occidentaux soutiennent largement l’isolement de la résistance palestinienne. Ils ne veulent pas s’intéresser à ces Palestiniens qui refusent de laisser la Palestine se faire enterrer et qui n’acceptent pas les conditions de vie inhumaines que leur impose Israël. Bien qu’à la dernière agression contre Gaza un Front Unifié Palestiniens, qui comprenait toutes les factions militaires, y compris la Brigade des Martyrs d’al Aqsa du Fatah, ait résisté, le Hamas s’est vu identifié à la résistance palestinienne. Ce qui fait que la résistance palestinienne apparaît plus étrangère et plus dangereuse, utilisant et renforçant à la fois l’islamophobie occidentale. 

Le Hamas a gagné les élections démocratiques palestiniennes et le résultat c’est qu’Israêl, soutenu par les Etats Unis et l’Europe, a emprisonné ses parlementaires. Le Hamas est universellement reconnu pour son honnêteté et son absence de corruption. Pourtant les pays occidentaux insistent pour n’avoir affaire qu’avec le séculier Fatah, adoptant la distinction colonialiste et racialiste entre laïcité et progrès qui a servi d’excuse au sionisme pour détruire la culture arabe. La destruction de 41 mosquées à Gaza en l’espace de quelques jours n’a rien d’une coïncidence, ce n’est que la continuation de la démolition systématique de centaines de mosquées lors du nettoyage ethnique de la Palestine, et la continuation du saccage des lieux saints musulmans.

Le Hamas jouit de la légitimité tant démocratique que culturelle en tant que mouvement de résistance au sionisme enraciné dans les cultures arabes et musulmane. Il ne peut être exclu : les tentatives pour l’exclure sont les manifestations de l’eurocentrisme occidental, du colonialisme et du racisme. Une institution Internationale comme l’UNESCO a des obligations morales et politiques qui l’obligent à s’opposer à cette politique illégale de destruction.

Le monde doit briser le silence sur le crime d’Israël en 1948. Il doit employer le mot d’apartheid pour décrire la structure politique, économique et sociale d’Israël, ainsi que l’a récemment qualifiée le président de l’Assemblée Générale des Nations Unies, le père Miguel d’Escoto Brockman. Et le monde doit soutenir l’appel de la société civile pour appliquer à Israël les mêmes stratégies qui furent efficaces dans la fin de l’Apartheid en Afrique du Sud : Boycott, Désinvestissement et Sanctions.

En tant qu’institution internationale dans ses propres droits, le maintien de l’UNESCO dans ses fonctions propres exige qu’elle rejette Israël de ses membres. En tandem avec cette action, soutenir le boycott universitaire et culturel d’Israël serait l’expression fondamentale de l’adhésion de l’UNESCO à ses objectifs déclarés « pour la paix et la sécurité et pour resserrer la collaboration internationale par l’éducation, la science et la culture, et faire avancer le respect universel de la justice, les droits de l’homme et les libertés fondamentales » proclamés dans la charte des Nations Unies.

Pour avoir un impact pratique, le boycott doit être suffisamment important pour avoir un impact sur la vie quotidienne des Israéliens, et sur les travailleurs culturels les plus respectés aux monde. En l’absence d’un tel boycott solidement mis en place, l’hypocrite Beattle’s Paul Mc Cartney a visité Israël récemment, comme l’a fait la chanteuse africaine Cesaria Evora, comme si l’Afrique ne subissait pas la même oppression coloniale. Mercedes Sosa, qui chante la dépossession des peuples indigènes d’Amérique Latine, est venue en Israël pour le plaisir de gens qui commettent le génocide du peuple palestinien. Il y a beaucoup d’artistes comme eux. Et dans le même temps, les musiciens, artistes et galeristes israéliens sont favorablement accueillis dans le monde parce que les institutions internationales ont oublié de s’interroger sur leur présence au sein de la communauté internationale.

Le monde a besoin d’une culture du Boycott, une culture qui refuse de tourner des yeux aveugles sur un génocide au nom de l’art, une culture qui prenne une position morale à l’égard du sionisme et de ses crimes, et change le discours public et officiel. Le soutien de l’UNESCO au boycott culturel doit soutenir cette position et tout faire pour empêcher l’expression culturelle de jouer un rôle dans le renforcement de la violence systématique.

Rahela Mizrahi

Publié le 6-04-2009 

 

(Traduit par Carole SANDREL pour CAPJPO-EuroPalestine)

[i] [6] Pour se joindre au boycott culturel http://www.pacbi.org 

[ii] [7] Pour en savoir plus sur le nettoyage ethnique sioniste de la Palestine en 1948 cf le livre « Le nettoyage ethnique de la Palestine » de l’historien Ilan Pappe http://www.ilanpappe.com [3] http://nakba-online.tripod.com/DestroyedList.htm [IV] 

[8] Le quartier de Mughrabi a été transformé en parc Kotel [v] 

[9] Le « Waq » de Gaza (l’autorité religieuse musulmane) a déclaré 41 destructions de mosquées et 51 mosquées partiellement détruites. Liste partielle des mosquées détruites par Israêl à Gaza (depuis le 12/1/2009) en plus de l’université islamique « Omar Aqal » mosquée du camp de réfugiés de Gebalyia », « Omar Abu Baker A-Sadik mosquée de Beit-Hanun, Al-Naser mosquée de Beit-Lahiya, vieille de 600 ans, mosquée Al-Shafa à l’ouest de Gaza, et démolition du centre médical Al-Shafa, de la mosquée « Omar ibn Al-Khatab » dans le camp de réfugiés de Bureij, de la mosquée « Al-Khulafa Al-Rashidin dans le camp de réfugiés de Jebaliya, de la mosquée « Al-Abrar » du village Beni-Sahila, de la mosquée « Az Al-din Al-Kassam » à Khan Yunes, de la mosquée « Abu Hanifa Al-Nu’aman au sud de Gaza,qui fait partie d’un complexe comprenant deux écoles des centres de presse et centres médicaux, mosquée Ibrahima Al-Mukadama à Beit Lahiya, bombardée au cours d’une prière du soir, mosquée Altakwa au nord de Gaza, mosquée Al-Nur Al-Mahmadi, la plus grande mosquée de la Bande de Gaza.


mercredi 5 mars 2025

Pour en finir avec la censure (ridicule) qu'on croyait disparue sur Twitter. Une réponse à Plantu

Pour en finir avec la censure sur le réseau Twitter-X, je vais désormais m'appliquer à afficher mes textes les plus importants sur ce blog. Ce qui suit a été censuré, pas bloqué (ça, les censeurs automatiques baptisés algorithmes ne sont pas calibrés pour le faire), juste limité dans sa visibilité. Qu'importe ! L'Internet 2.0 est plus fort que tout !

Source

 

1,2 millions de vues au moment où je reposte ce tweet abject de Plantu sur RimaHassan. Je ferai infiniment moins de vues que lui. Qu'importe. Dans 10, 20 ans, les gens consulteront nos tweets et s'interrogeront sur la santé mentale relative de Plantu et de mézigue.

Mon pauvre Plantu, je suis psy (entre autres formations). Ton problème c'est une profonde névrose (à ne pas confondre avec la psychose, dont les causes sont exogènes). La névrose est endogène ; elle enfle en vous comme la lave d'un volcan. Les mauvais dessins de Plantu se suivent et se ressemblent, signe d'un dérangement interne qui le taraude, un peu comme chez ces drogués tentant désespérément de virer leur addiction, sans y parvenir. 

Contre quoi se bat notre caricaturiste ? Contre sa propre névrose qui veut lui faire oublier qu'il a réalisé ce dessin. 

Il faut dire que le dessin affiché ci-dessus ne faisait que reprendre une réalité que les Palestiniens ne connaissaient que trop bien ! 




En psychanalyse (je hais les adeptes de Freud !) on parle de scotomisation : "(du grec σκότος / scotos : ombre, obscurité) désigne en psychologie l'une des formes du déni : un mécanisme de défense par lequel le sujet névrosé nie l'existence de faits qui ont été vécus, mais qui lui sont intolérables". (Wikipedia). Correction : ce terme relève plus de la psychanalyse que de la psychologie.

Ce qui me sépare des psychanalystes, c'est leur propension (relevant de la paresse intellectuelle) à voir de l'inconscient partout. Car, pour eux, les ressorts de la scotomisation sont inconscients, ce qui est faux ! Le cynique scotomise en parfaite connaissance de cause ! Le cynique vous ment en vous regardant droit dans les yeux. Il sait que vous savez qu'il ment ; il n'en continue pas moins de vous mentir, en vous regardant droit dans les yeux. Et nous en avons une éclatante démonstration avec Plantu, qui sait ce que Rima Hassan a vécu. 

Pourquoi croyez-vous que les sionistes et leurs soutiens plastronnent dans les médias, que la soldatesque israélienne en Palestine se fasse des selfies devant des maisons détruites, des cadavres ? C'est une façon de faire du bruit pour en dissimuler un autre, et c'est tout sauf inconscient. De fait, les hordes de colons nazifiés soutenus par leur armée brûlent des maisons, ravagent des vergers, massacrent des dizaines de Palestiniens chaque semaine en Cis-Jordanie pendant que nos cyniques font tout pour se boucher les oreilles devant de telles horreurs, pire, balancent des leurres ici ou là, histoire de camoufler les horreurs évoquées plus haut, ce qui consiste régulièrement à se fabriquer des mantras autour de "mots/noms-clés" répétés à l'infini, comme Hamas, Rima Hassan ! Nous en avons eu la démonstration avec Pierre Perret.

Avant de lancer à Rima Hassan "Ton combat ne rime à rien", Perret s'est-il seulement donné la peine d'apprendre l'histoire de la Palestine sous occupation sioniste et les résolutions onusiennes visant Israël ? A-t-il seulement cherché à en savoir plus sur le sort du peuple palestinien ? Compte tenu de son âge, plutôt avancé, oserait-il dire que le combat des résistants français contre l'occupation nazie ne rimait à rien ? Plus généralement, cette apostrophe : "TON combat" s'adresse-t-elle à la seule personne de Hassan ou, à travers elle, à tout le peuple palestinien, dont notre grand chanteur considérerait que ses droits ne valent RIEN ?

Nous en sommes là avec nos névrosés, parfaitement conscients (n'en déplaise aux adorateurs de Freud) du naufrage moral dans lequel ils se sont enfermés, et qu'ils essaient désespérément de conjurer, non pas en expiant leurs fautes, comme le feraient de bons chrétiens (Plantu, Perret et plein d'autres ont dû être baptisés chez les cathos voire chez les protestants !), en se rappelant la doctrine chrétienne du "Tu aimerais ton prochain comme toi-même". Que nenni !

L'amour du prochain ! Cette belle blague ! Mais il y a plus grave : ce "tu aimeras ton prochain comme toi-même" ne cache-t-il pas autre chose, à savoir que, par un effet de miroir, l'injonction se transforme en "Tu haïras ton prochain comme tu te hais toi-même !".

Je vous parlais de névrose, une pathologie qui ne doit rien à l'inconscient. Réfléchissons : ces gens, même pas juifs, ni israéliens, qui croient se bâtir une respectabilité en vomissant sur Rima Hassan et sur des résistants palestiniens, forcément terroristes (aussi terroristes qu'en leur temps les combattants du Vercors ou les membres du groupe Manouchian), ces braves catholiques du type de Pierre Perret ou de Plantu, ne voit-on pas à quel point leur déconfiture morale est grande face à l'effondrement cataclysmique de cette "sainte" Église apostolique qui, depuis 2000 ans, représentait l'alpha et l'oméga de la civilisation : cette Église, si vénérée par tous, voilà qu'on la découvre repaire d'ignobles violeurs de femmes et d'enfants. Exit l'Abbé Pierre, longtemps personnalité préférée des Français. Voilà que les scandales se suivent et se ressemblent. Vous parlez d'une catastrophe ! 

Du coup, d'aucuns se disent : "Vite, trouvons-nous des échappatoires, histoire de détourner l'attention ! Allons tomber à bras raccourcis sur Rima Hassan et ces méchants terroristes palestiniens qui refusent de se laisser voler leurs terres par des envahisseurs sans foi ni loi !". Essayons, donc, de comprendre ces pauvres cathos (mais il y a aussi des protestants, notamment aux USA) dont les repères moraux sont brouillés, voire anéantis. Et n'oubliez pas que l'opinion mondiale se mobilise et prend fait et cause pour la Palestine, grâce à l'Internet 2.0 et aux smartphones. Désormais, tout se voit, même les pires horreurs. 

Mais j'en entends qui se demandent : les Pierre Perret, les Plantu, pourquoi ne se contentent-ils pas de se taire ? Alors, ceux-là n'ont pas bien lu le début de ma démonstration. La névrose, c'est comme un bruit de fond, que ceux qui en souffrent tentent de camoufler en produisant encore plus de bruit. L'énergie du désespoir. Imaginez l'effort produit par le pauvre Pierre Perret, silencieux depuis des lustres, pour pondre ce mauvais poème dédié à Rima Hassan, sans que le même Perret n'ait jamais rien écrit sur le supplice subi par les Palestiniens depuis un bon siècle. Et imaginez le pauvre Plantu, préférant commettre une nième caricature condamnée à finir très vite dans les oubliettes, alors qu'il pourrait profiter de son grand âge pour tenter de se hisser (il n'est pas trop tard, mais j'ai quand même comme un doute) à la hauteur de ces deux génies que furent Gustave Doré et Honoré Daumier. Pauvre Plantu !

 

(*) Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa ! se plaisent à ânonner les ouailles dans des églises de plus en plus vides.

 

Pierre Perret en manque d'inspiration : source

 


 

 

 

 

samedi 21 décembre 2019

Sahel africain : en finir avec l'occupation néo-coloniale !


Quelques semaines passées hors de France. Comme j’adore voyager à l'ancienne, en indécrottable routard, mon téléphone portable n'était pas connecté ; du coup, il m'a servi uniquement pour lire l'heure. J'avais quand même un téléviseur dans la chambre d'hôtel, qui n'affichait que des chaînes italiennes. Et puis, je n'étais pas venu en Italie pour me soucier de la France ! Par parenthèse - mais on y reviendra - celui ou celle qui vous dit que Paris, c'est la ville lumière, n'a jamais mis les pieds à Rome !

Paris, ville lumière ? Cette bonne blague !

Mais je vous ai dit qu'on en (re)parlerait ailleurs...

Sur les chaînes de télévision italiennes, j'ai eu le temps de capter deux informations : quelque part, au Mali, un accident d'hélicoptères avait coûté la vie à une douzaine de militaires français. Quelques jours plus tard, une base militaire était attaquée au Niger, coûtant la vie à soixante et onze militaires locaux : des militaires censés protéger les populations locales, mais incapables de se protéger eux-mêmes, le tout en bénéficiant de l'assistance technique de généraux français, qui ont dû sécher les cours de stratégie à Saint-Cyr !




S'il fallait une preuve de l'inutilité, voire de la nocivité de l'intervention militaire des Occidentaux en Afrique, ces deux derniers évènements viennent nous en fournir une démonstration on ne peut plus percutante !

Ces derniers mois, on a vu la Chine, l'Inde, le Japon organiser des forums avec les milieux d'affaires et politiques africains, jusqu'à la Russie tout dernièrement.
Nous sommes capables, au minimum, de doubler nos échanges commerciaux au cours des cinq prochaines années”. D’entrée, mercredi 23 octobre au matin, le président russe a donné le ton. Comme prévu, le premier sommet Russie-Afrique à Sotchi est destiné à montrer au reste du monde, Chine et Union européenne en tête, qu’il va falloir compter sur Moscou sur le continent africain. Après un et un retour très progressif, pour ne pas dire lent, les Russes espèrent aujourd’hui combler leur retard. (Source)
Entre nous, on parie combien que pas mal des armes utilisées par ces pseudo-jihadistes sortis de nulle part, en clair, pilotés depuis l'étranger, sont de fabrication occidentale voire ont été fournies à ces mercenaires par les pays occidentaux - qui prétendent les combattre aujourd'hui -, notamment lors de l'agression néo-coloniale organisée par la mafia internationale baptisée OTAN en Libye, en 2011 ? (Lisez les archives de ce blog datant de cette même année !)

Au moment même où la Chine construit des lignes de chemins de fer, où le Japon et l'Inde élaborent des projets de développement sur le continent, où la Russie est en train de remettre de l'ordre en Centrafrique, là même où la France a lamentablement failli, au même moment, dis-je, la France joue à la guerre en Afrique, dans l'exercice bien connu du pompier pyromane, et avec l'(in)efficacité qu'on sait !

Du coup, on se dit qu'il serait temps que les populations africaines, consultées par la voie du referendum, se prononcent sur la présence de toutes ces bases militaires étrangères censées protéger les populations, alors que, dans les faits, elles ne visent à rien d'autre qu'à soutenir des dictateurs et à pérenniser une occupation néo-coloniale qui n'a plus aucune raison d'être, les occupants ayant fait la démonstration de leur incommensurable incompétence.

La guerre, encore la guerre, toujours la guerre. Il va pourtant bien falloir que les Occidentaux, en général, et la France, en particulier, réalisent qu'en Afrique, ils ont définitivement mangé leur pain blanc !


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lundi 18 novembre 2019

Propos d'un pharisien nommé Alain J. sur la manif contre l'islamophobie


Lu sur un blog (source) :

Ah ces "chambres à gaz", que les cuistres mettent à toutes les sauces ! Il y a quelqu'un, en tout cas, qui aurait dû - logiquement ! - terminer sa vie dans une chambre à gaz ; sauf que... Allez comprendre !
La famille quitte Francfort pour Amsterdam à la fin de l’année 1933, afin d'échapper aux persécutions nazies à l'encontre des Juifs qui se multiplient depuis l’arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler en janvier. Alors que les dangers s'intensifient à Amsterdam occupée par les Allemands depuis , les Frank se cachent en dans un appartement secret aménagé dans l’Annexe de l'entreprise Opekta d'Otto Frank, le père. Anne a alors treize ans. Après deux ans passés dans ce refuge, où ils sont rejoints par quatre autres personnes, le groupe, sans doute trahi, est arrêté le puis déporté le vers le camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau. Sept mois après son arrestation, Anne meurt du typhus dans le camp de Bergen-Belsen, quelques jours après sa sœur Margot Frank. Le camp est libéré par des troupes britanniques le , Amsterdam est libérée le . (Source)
Imaginons, une seconde, qu'au lieu du texte figurant plus haut, le sieur Alain J. ait écrit ce qui suit :
S'il devait, par malheur, advenir que ces enfants et leurs familles voient leurs maisons détruites par des bulldozers, ou se retrouvent prisonniers derrière des grilles établies sur leur territoire par des troupes d'occupation, voire perdent la vie lors de bombardements..., je serais prêt à sacrifier ma vie pour le leur éviter. Mais aujourd'hui, ces photos sont à vomir...
Il faut croire que l'image d'une fillette arborant une étoile à cinq branches, symbole de l'Islam, fait vomir notre pharisien, tandis que les images qui suivent...


Quiz : on cherche le nom du camp (en allemand : "Lager")


The air raids killed Rasmi, his second wife Maryam, 45, and three of his 11 children - Salim, 3, Mohannad, 12, and three-month-old Firas. The bombing also killed Mohamed's wife Yousra, 39, and two of their sons, Moaaz, 7, and Waseem, 13.(...) The deadly attack left Mohamed and 11 other members of the Abu Malhous family, mostly children, in critical condition at Shuhhada al-Aqsa Hospital in central Gaza. Eleven-year-old Nermin has been unable to speak since the bombing, while her cousin Reem continues to ask for her dead mother. (Source)
Les raids aériens ont tué Rasmi, sa deuxième épouse Maryam, 45 ans, et trois de ses 11 enfants - Salim, 3 ans, Mohannad, 12 ans et Firas, âgé de 3 mois. Les bombardements ont également tué l’épouse de Mohamed, Yousra, 39 ans, et deux de leurs fils, Moaaz, 7 ans, et Waseem, 13. (...) L’attaque meurtrière a laissé Mohamed et 11 autres membres de la famille Abu Malhous, pour la plupart des enfants, dans un état critique à l’hôpital Shuhhada al-Aqsa, au centre de Gaza. Nermin, 11 ans, est incapable de parler depuis l'attentat, tandis que son cousin Reem continue de demander des nouvelles concernant la mort de sa mère.

"... aujourd'hui, cette photo est à vomir..". (Alain J., avocat, France)


À propos de la fillette à l'étoile de la manif contre l'islamophobie du 10 novembre 2019, il me semble qu'elle aurait fort bien pu être palestinienne !

Vous savez quoi ? Si j'avais, là, maintenant, un seul et unique conseil à prodiguer à ce monsieur Alain J. (1), ce serait de découvrir, de toute urgence, qui était Albert Schweitzer.
Stigmatiser en chaire la cupidité de l’Occident et l’injustice perpétrée dans les colonies n’est pas banal à Strasbourg autour de 1900. Au risque d’offusquer, Schweitzer affirme que les cruautés et les crimes commis par les conquérants et leurs successeurs ont été innombrables dans ces pays, des siècles durant : l’esclavage, les invasions, les spoliations foncières, les exactions et les répressions, le pillage des ressources, une imposition exorbitante, etc. Des millions d’êtres humains ont été « torturés et assassinés sous couvert de christianisme », dit-il, avec l’aval d’un droit international inique. Et ce sans contrepartie profitable : « Qu’avons-nous apporté à ces peuples d’outre-mer ? L’oppression, la misère, les massacres, l’alcool et d’autres fléaux qui les ont décimés. Ainsi se comportait l’humanité chrétienne ; ainsi se comporte-t-elle encore. » Estimant que « le nom de Jésus est comme blasphémé par nous auprès des païens », il fait observer que les missions ne constituent pas tant la « merveilleuse action de charité » qu’on se plaît à exalter, qu’« une impérative action de réparation des fautes du christianisme et de l’humanité en général », une « œuvre d’expiation ».


(1)  Et pourquoi seulement lui, d'ailleurs ? Voyez l'ONU, nos grandes ONG et autres stars hollywoodiennes si promptes à défendre la veuve et l'orphelin au... Soudan ou en... Birmanie, ainsi que toute cette cohorte de pauvres types cravatés et parfumés censés diriger le monde, et qui se taisent !


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